Perquisitions à la France insoumise: Enquête ouverte pour «menaces» et «violences» sur les enquêteurs

POLEMIQUE De nombreuses images de l'altercation entre Jean-Luc Mélenchon et les enquêteurs et le magistrat ont été diffusées mardi...

F.F. et T.C. avec AFP

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Jean-Luc Mélenchon au Brésil, le 4 octobre 2018.
Jean-Luc Mélenchon au Brésil, le 4 octobre 2018. — JACQUES DEMARTHON / AFP

Il fallait s’y attendre. Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour « menaces » et « violences » sur les enquêteurs à la suite des incidents survenus mardi au cours d'une perquisition menée au siège de la France insoumise.

« Le parquet de Paris a ouvert ce jour une procédure des chefs de menaces ou actes d’intimidation contre l’autorité judiciaire et violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique », indique une source judiciaire à 20 Minutes.

Des bousculades au siège du parti

Des magistrats du parquet de Paris ayant été pris à partie lors de ces perquisitions, le procureur de Paris François Molins a par ailleurs demandé au procureur général d’être dessaisi de cette procédure au profit du procureur du tribunal de grande instance le plus proche, « dans un souci d’impartialité », a précisé le parquet. L’enquête a été confiée à la Brigade de répression de délinquance contre la personne (BRDP) de la police judiciaire parisienne, selon la même source.

Mardi, Jean-Luc Mélenchon a largement médiatisé les perquisitions menées au siège de la France insoumise ainsi qu’à son domicile. Les altercations entre militants et policiers ont également été filmées par plusieurs médias.

Dans une scène filmée par des journalistes, le leader de LFI appelle notamment ses proches à « enfoncer la porte » pour entrer dans les locaux où la perquisition était en cours. On le voit également bousculer un représentant du parquet ainsi qu’un policier qui s’interpose.

Mercredi, des syndicats de police ont dénoncé l’attitude « inacceptable » de Jean-Luc Mélenchon. Le secrétaire général du syndicat Alliance Jean-Claude Delage a appelé le nouveau ministre de l’Intérieur Christophe Castaner à porter plainte, tandis que SGP Police-FO a réclamé dans un communiqué « des excuses publiques » au leader politique.