Des dossiers du procès Pastor
Des dossiers du procès Pastor — BORIS HORVAT / AFP

PROCES

Procès Pastor: «J'ai demandé à Dauriac de résoudre le problème», la vidéo des aveux de Janowski diffusée

Depuis cet interrogatoire, le gendre d’Hélène Pastor, accusé d’avoir commandité son assassinat, s’est rétracté…

  • Les 6 mai 2014, la riche héritière monégasque et son chauffeur tombaient dans un guet-apens devant un hôpital de Nice : blessés par arme à feu, ils succombaient à leurs blessures.
  • Le gendre d’Hélène Pastor, Wojciech Janowski, avait avoué en garde à vue être le commanditaire présumé de ce double assassinat avant de se rétracter.
  • La cour d’assises des Bouches-du-Rhône a visionné mercredi l’enregistrement de sa sixième audition.

Depuis le box des accusés, Wojciech Janowski regarde lui aussi la séquence, impassible. « J’ai demandé à Pascal Dauriac de résoudre le problème qu’était ma belle-mère », dit-il aux enquêteurs. Mercredi, la cour d’assises des Bouches-du-Rhône a visionné l’enregistrement des aveux que le gendre de la milliardaire Hélène Pastor avait passés lors de sa sixième audition. Soupçonné d’avoir commandité le double meurtre de la richissime Monégasque et de son chauffeur, il s’était ensuite rétracté et déclaré totalement innocent.

« Vous avez commandité ce meurtre oui ou non ? », demande la policière. « Oui », lâche Wojciech Janowski. « Je ne suis pas allé chercher Pascal Dauriac », son coach sportif, organisateur présumé des assassinats, « c’est Dauriac qui est venu vers moi », ajoute-t-il.

Secoué par des sanglots, l’homme explique que sa compagne était « maltraitée » par sa mère qui exerçait sur elle « une pression psychologique » permanente. Il en fait la seule motivation du meurtre, assurant qu'« il n’y a rien d’autre, je m’en fous de l’argent ».

« Je me suis tué moi-même en faisant ça »

Au début du procès, Janowski, pour expliquer ses aveux, avait martelé que sa garde à vue avait été « falsifiée » et dénoncé des mauvais traitements. La diffusion de l’enregistrement a montré un traitement tout autre. Lorsque l’enquêtrice propose une reformulation d’un propos, il valide : « Vous avez très très bien dit madame ». Réclame-t-il un coca-cola ? De l’essuie-tout pour s’éponger ? Un policier les lui apporte.

On entend le clavier de l’ordinateur alors qu’il dicte ses réponses, notamment ses explications sur les 200.000 euros remis à Dauriac, en coupures de 200, 100 et 50 euros. Janowski prend parfois le temps de réfléchir pour livrer des sentiments qu’il présente comme complexes.

A l’annonce du décès d’Hélène Pastor, il confesse ainsi « deux sensations en même temps, la souffrance de nous tous, moi inclus et la sensation de soulagement ». A un autre moment, il déclare : « Je me suis tué moi-même en faisant ça ».