Bretagne: Le capitaine du TK Bremen conteste avoir commis une faute avant le naufrage

POLLUTION Le navire s'était échoué en décembre 2011 sur une plage à Erdeven (Morbihan)... 

C.A. avec AFP

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Le Tk Bremen échoué sur la plage d'Erdeven, dans le Morbihan.
Le Tk Bremen échoué sur la plage d'Erdeven, dans le Morbihan. — © Fabrice ELSNER
  • Le capitaine du cargo TK Bremen comparaît devant le tribunal de Brest pour une pollution datant de décembre 2011.
  • Le navire s’était échoué sur une plage à Erdeven, dans le Morbihan, pris dans une tempête.
  • Le capitaine turc du bateau battant pavillon maltais avait quitté le port de Lorient alors que la tempête était annoncée.
  • Le TK Bremen avait été démantelé sur place.

Mais pourquoi le capitaine du TK Bremen avait-il quitté le port de Lorient alors qu’une forte tempête balayait les côtes bretonnes ? C’était un matin de décembre 2011 et son cargo avait terminé échoué sur la plage d’Erdeven (Morbihan).

Sept ans après le naufrage, Rifat Tahmaz, le capitaine turc à la tête du bateau battant pavillon maltais, a maintenu sa version devant le tribunal de Brest. « Je n’ai jamais commis de faute de navigation ».

Son choix de quitter le port de Lorient interroge pourtant la justice. En avril 2012, un rapport du bureau d’enquête avait pointé du doigt la responsabilité du capitaine, qui n’avait pas tenu le mouillage de son bateau au large de l’île de Groix.

« Le commandant du navire a commis une faute »

« En prenant la décision de sortir alors qu’il avait connaissance des conditions météorologiques et en prenant les mauvaises options de navigation, le commandant du navire a commis une faute qui a eu pour conséquence la mise en danger de la vie de l’équipage et la pollution », estime Robin des Bois, l'une des associations ayant porté plainte.

A la barre, le capitaine a tenté de se défendre, arguant qu’il ne savait pas qu’il pouvait laisser son bateau la nuit à Lorient. Echoué le 15 décembre, le TK Bremen avait provoqué une pollution aux hydrocarbures. Limitée mais toujours trop importante aux yeux des plaignants. Le navire avait été démantelé en janvier sur le lieu du naufrage.

L’association Robin des Bois, par la voix de son président Jacky Bonnemains, estime que « ce sera encore un procès pour rien » et regrette que la capitainerie de Lorient ne soit pas inquiétée. « Elle a laissé partir ce navire qui manifestement était en mauvais état et alors que les prévisions météo étaient très mauvaises », a-t-il exposé. L’armateur a lui mis la clé sous la porte.

Le procès doit durer deux ou trois jours.