Seine-Saint-Denis: Accusé d'agression sexuelle, le principal d'un collège mis hors de cause

DENONCIATION CALOMNIEUSE Le principal du collège et son adjoint ont annoncé leur intention de déposer plainte à l'encontre des deux surveillantes pour «dénonciation calomnieuse»...

F.H. avec AFP
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Une salle de classe dans un collège. (Illustration)
Une salle de classe dans un collège. (Illustration) — V. WARTNER / 20 MINUTES
  • L’enquête préliminaire a été classée sans suite au vu notamment des « antécédents » et des « déclarations » des mis en cause, de l’impossibilité de joindre une des plaignantes, et d’obtenir de l’autre plaignante un examen médical réalisé par une unité médico-judiciaire (UMJ).
  • Les deux mis en cause regrettent que « le rectorat ne les ait toujours pas réintégrés » au sein du collège. Le rectorat indique qu’une « procédure administrative » était en cours. « En fonction de ses conclusions, les dispositions adaptées seront prises. »

Une « absence d’infraction » qui entraîne le classement sans suite d’une agression sexuelle. Deux surveillantes avaient déposé plainte contre le principal du collège international de Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis) ainsi que son adjoint. Car dans la nuit du 24 au 25 mai 2018, ils auraient dans un état d’ébriété pénétré dans la chambre de l’une d’elle – affectée à la surveillance de nuit dans l’internat – et eu des gestes déplacés à son encontre. Selon les déclarations des plaignantes, ils auraient auparavant tenté de pénétrer de force dans la chambre de l’autre plaignante.

Une enquête préliminaire pour agression sexuelle avait été ouverte contre les deux hommes par le parquet de Bobigny. Elle a été classée sans suite, selon un procès-verbal de police dont a eu connaissance l’AFP, le 24 septembre, au vu notamment des « antécédents » et des « déclarations » des mis en cause, de l’impossibilité de joindre une des plaignantes, et d’obtenir de l’autre plaignante un examen médical réalisé par une unité médico-judiciaire (UMJ).

« Leur réputation a été salie, leurs familles bouleversées »

 

« Le principal et son adjoint, présumés innocents, ont été dans un premier temps publiquement présentés comme auteurs d’infractions extrêmement graves, et traités comme si leur culpabilité ne laissait aucun doute. Leur réputation a été salie, leurs carrières brisées, leurs familles bouleversées », ont dénoncé leurs avocats, Marie Dosé et Francis Triboulet, dans un communiqué transmis à l’AFP.

Ils ont annoncé leur intention de déposer plainte à l’encontre des deux surveillantes pour « dénonciation calomnieuse » face à des « accusations absurdes ». Ils ont aussi regretté que « le rectorat ne les ait toujours pas réintégrés » au sein du collège.

Contacté par l’AFP, le rectorat a indiqué qu’une « procédure administrative » était en cours. « En fonction de ses conclusions, les dispositions adaptées seront prises », a ajouté le rectorat.