Enfants de djihadistes français: Le gouvernement veut des retours au cas par cas

DILEMME 200 Françaises et Français sont détenus dans les geoles kurdes, dont 120 enfants...

R. G.-V.

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Que faires des efants de combattants français en Syrie et en Irak ?
Que faires des efants de combattants français en Syrie et en Irak ? — HO / IS RAQQA / AFP

Plus ardu encore que la question du retour des Françaises et Français partis rejoindre l’Organisation de l’Etat islamique en Syrie et en Irak, le retour de leurs enfants.  D’après France 3, il reste quand même 400 ressortissants hexagonaux parmi les combattants de Daesh, tout en comptant les femmes de « soldats du califat ».

Mais, aujourd’hui, Daesh ne règne plus que sur un tout petit territoire, quasiment désertique. L’organisation terroriste est en déroute, ce qui pose avec une grande actualité la question des retours. Nombre des soutiens du groupe ont d’ailleurs déjà déserté et ont souvent été arrêté par les forces kurdes. 200 Françaises et Français sont emprisonnés, toujours d’après France 3. Dont 120 enfants, un chiffre considérable.

Cas par cas

Quelle doctrine adopter ? La directrice de la communication du ministère des Affaires étrangères, Agnès von der Mühll, différencie les adultes des enfants : « Les adultes se sont rendus en zone de guerre et devront répondre sur place des faits qui leur sont reprochés, des crimes qu’ils sont susceptibles d’avoir commis. Les enfants n’ont rien demandé. Il faut donc examiner leur cas avec, dans l’esprit, l’intérêt supérieur de l’enfant. »

Un cas par cas qui ne plaît pas à tout le monde, notamment à Martin Pradel, avocat spécialiste dans la défense des djihadistes français. « S’agissant des enfants, le principe était leur retour. Dire aujourd’hui qu’on va faire en fonction du cas par cas, c’est simplement dire que, par principe, ils ne rentreront pas. C’est une vraie évolution et c’est très préoccupant. »