«À un moment, il y a le diable qui est passé», le frère de Nordahl Lelandais brise le silence

TEMOIGNAGE Sven Lelandais ne croit pas au fait que son frère ait pu tuer volontairement Maëlys et Arthur Noyer…

Rachel Garrat-Valcarcel

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Pont de beauvoisin le 14/02/2018 : Des recherches pour retrouver le corps de la petite Maelys dans le massif de la chartreuse suite aux aveux de Nordahl Lelandais
Pont de beauvoisin le 14/02/2018 : Des recherches pour retrouver le corps de la petite Maelys dans le massif de la chartreuse suite aux aveux de Nordahl Lelandais — ALLILI MOURAD/SIPA

Sven Lelandais défend son frère. Pour la première fois depuis que l’affaire Maëlys a éclaté, il y a plus d’un an, un proche de Nordahl Lelandais prend la parole pour le défendre. Et ça détonne. S’il concède au Parisien que son frère a bien tué Maëlys et le caporal Arthur Noyer, il conteste tout le reste. A commencer par le caractère volontaire des deux morts. Pour Sven Lelandais, tout cela est accidentel.

Pour Maëlys « il y a une claque et la tête qui rebondit au niveau de la tempe sur un endroit dur de la portière, j’imagine que cela a pu se passer comme ça ». Pour Arthur Noyer « il était ivre en sortant de discothèque. Nordahl a toujours été très méticuleux avec sa voiture. À l’intérieur, ça sent bon, c’est propre. Cela s’est peut-être mal passé dans la voiture. Ils sont sortis du véhicule, il y a eu une bagarre et Arthur Noyer est mal retombé ».

« À un moment, il y a le diable qui est passé »

« Nordahl, je ne le vois pas commettre l’irréparable volontairement », dit le frère pour bien appuyer le propos. Il invoque même un simple « l’irrationnel » : « À un moment, il y a le diable qui est passé. » Quant aux questions sur les éventuelles motivations sexuelles de Nordahl Lelandais, Sven mélange sans problème pédophilie et homosexualité. Et ce dernier a une argumentation au minimum surprenante : « Je n’imagine pas Nordahl pédophile ni homosexuel. En étant son frère, j’ai vu toutes ces petites copines venir à la maison. De vraies bimbos (…). Alors pourquoi imaginer faire un truc avec un enfant. Il faut être sale dans son esprit. »

Pour tenter de réduire la part de responsabilités de son frère, Sven Lelandais évoque aussi de possibles complicités. Mais sans preuves, parlant seulement de « convictions » personnelles. Il explique aussi au Parisien qu’il va régulièrement voir son frère en prison, avec sa mère. Sven Lelandais parle aussi de l’image de sa famille, qui s’est considérablement dégradée dans la région, lui empêchant de trouver du travail.