Toulouse: Après le viol collectif d'une femme, filmé et diffusé, une information judiciaire ouverte

JUSTICE Un juge d’instruction est désormais chargé de l’enquête sur le viol d’une jeune femme près de Toulouse, filmé et diffusé sur les réseaux sociaux…

T. Chevillard et B. Colin

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Les cyber gendarmes surveillent la toile (illustration).
Les cyber gendarmes surveillent la toile (illustration). — M.Libert / 20 Minutes
  • Le procureur de la république a ouvert une information judiciaire après le viol collectif d’une jeune femme, filmé et diffusé sur les réseaux sociaux.
  • La jeune femme a porté plainte et a été entendue par les gendarmes de la brigade de recherches de Toulouse-Saint-Michel.
  • La jeune femme a disculpé un homme, désigné sur les réseaux sociaux comme étant l’un de ses violeurs.

Une scène insoutenable, largement relayée sur les réseaux sociaux. Samedi soir, une jeune femme de 19 ans a été violée par plusieurs hommes sur le parking de la discothèque Le Carpe Diem, à Balma, une commune de l’est toulousain.

Une agression filmée dont l’enquête est désormais entre les mains d’un juge d’instruction. Les services du procureur de la République de Toulouse ont en effet ouvert ce mercredi après-midi une information judiciaire pour « viol en réunion » et « enregistrement et diffusion de vidéos d’actes sexuels non consentis ».

Aucune interpellation

Pour l’heure, aucun des hommes à l’origine du calvaire de la jeune femme n’a été interpellé et aucun n’aurait été formellement identifié.

Depuis lundi, et le signalement à la plateforme Pharos de cette vidéo, les gendarmes de la brigade de recherches de Toulouse-Saint Michel travaillent sur l’identification des auteurs du viol.

Leur objectif est d’arriver à isoler les visages, à analyser les voix, mais aussi d’identifier le propriétaire du compte sur lequel la vidéo a été postée. Ainsi que ceux qui l’ont diffusé.

Plainte et audition de la victime

L’audition de la jeune femme, qui a porté plainte mardi et a été examinée par le service médico-légal, leur aura permis aussi d’avancer. « Elle a été entendue et a parlé de quatre personnes impliquées », explique une membre du parquet de Toulouse.

Au cours de ces dernières heures, plusieurs personnes ont diffusé sur les réseaux sociaux les photos de personnes, les désignant comme étant les auteurs du viol.

La jeune victime, originaire d’Albi, a tenu à disculper elle-même l’un d’eux dans une vidéo postée sur Instagram. Aux côtés du jeune homme, elle explique qu’il ne faut pas « faire d’amalgame » et ne pas « confondre les gens ». Lui, a clairement indiqué qu’il avait porté plainte pour diffamation.