Procès Pastor: Wojciech Janowski clame son innocence devant la cour d'assises d'Aix-en-Provence

JUSTICE Lors de la première journée d’audience de l’affaire Hélène Pastor, le gendre et principal suspect a clamé son innocence…

Mathilde Ceilles

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Wojciech Janowski lors de son procès pour la mort d'Hélène Pastor
Wojciech Janowski lors de son procès pour la mort d'Hélène Pastor — Benoit PEYRUCQ / AFP
  • Ce lundi s’est ouvert le procès Pastor devant la cour d’assises d’Aix-en-Provence.
  • Le principal suspect du meurtre de la richissime Monégasque Hélène Pastor, son gendre, clame son innocence.

 

« Je suis innocent. Je n’ai commis aucun crime. C’est tout. » Wojciech Janowski a peu parlé en ce premier jour d’audience devant la cour d’assises d’Aix-en-Provence, mais sa ligne de défense semble claire. Le gendre d’Hélène Pastor, accusé d’avoir commandité le meurtre de sa richissime belle-mère monégasque, est apparu amaigri dans le box des accusés, mais très élégant dans son costume cravate soigné.

A son entrée, il s’est assis à l’extrême gauche du box. Soit en face de son ancienne compagne, Sylvia, qui le regardait en coin. Ces deux-là ne s’étaient pas vus depuis plusieurs années. Lorsque la fille d’Hélène Pastor a appris les soupçons qui pesaient sur son compagnon, elle serait « tombée de sa chaise »​, selon les propos du procureur de la République de l’époque. Tous deux se sont fixés pendant de longues secondes, dans un grand silence. Pendant l’audience, l’accusé a oscillé entre rictus et mine grave.

Au moment de se présenter, le gendre d’Hélène Pastor l’a assuré. « Je répondrai à toutes les questions. » Et les questions sont nombreuses dans cette affaire hors norme où ne comparaissent pas moins de dix personnes. « C’est son droit le plus absolu de dire qu’il est innocent, mais c’est aussi notre droit le plus absolu d’en douter », a indiqué Me Baudoux, avocat du fils d’Hélène Pastor. Lors de l’audience, le principal accusé oscillait entre rictus et mine grave.

Une « bande organisée »

Celui qui s’est présenté devant la cour comme « un gérant de sociétés » est accusé d’avoir demandé à son coach sportif de tuer sa belle-mère alors qu’il était en proie à d’importants problèmes financiers. Lors de la lecture des faits, le président de la cour d’assises des Bouches-du-Rhône a laissé entrevoir un crime mis en œuvre par une « bande organisée » où chacun a un rôle prédéfini, et dont Wojciech Janowski est le chef de bande, et important financeur de ce système qui réunit entre autres de jeunes Marseillais connus déjà des services de police.

Lors de ses premiers interrogatoires, Wojciech Janowski, d’origine polonaise, avait avoué les faits, avant de se rétracter, affirmant avoir été victime d’un problème de traduction. Toutefois, sa traductrice présente pour ce procès n’a pas eu pour le moment à servir d’intermédiaire lorsque le président s’est adressé à lui ce lundi. Ce mardi se tiendra les auditions des enquêteurs, en particulier ceux qui avaient obtenu ces aveux.

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