L'apprenti djihadiste était allé à Carcassonne pour viser des touristes américains

JUSTICE Deux jeunes originaire d'Occitanie sont jugés depuis mercredi pour association de malfaiteurs à visée terroriste. L'un d'eux envisageait de s'attaquer à des touristes dans Carcassonne...

20 Minutes avec AFP

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La commune de Carcassonne
La commune de Carcassonne — SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Lorsqu'il est interpellé le 13 juin 2016 en gare de ​Carcassonne, Jossuam P., 24 ans, a sur lui un couteau et une petite masse. Ce jeune homme radicalisé projetait un attentat et était visé depuis quelques heures par une enquête judiciaire.

Depuis hier et jusqu'à ce soir, ce fiché S est jugé devant le tribunal correctionnel de Paris. Dans un premier temps, Jossuam P. avait voulu se rendre en Syrie. A défaut, cet assigné à résidence depuis les attentats de novembre 2015 s'était rabattu sur la France. «J'étais parti à Carcassonne chercher des synagogues, des postes de police, une église, des touristes américains», a-t-il expliqué mercredi depuis son box vitré.

Dans ses téléphones portables, les enquêteurs ont découvert des milliers d'images de propagande jihadiste dont il admirait «les effets spéciaux et la musique». Parmi les images, une de lui, où il prend la pause avec une fusil factice. «Un délire», selon le jeune homme originaire de Lunel, cette commune de l'Hérault d'où sont natifs de nombreux djihadistes partis en Syrie.

Dix ans de prison encourrus

Comme eux, il a voulu s'y rendre, «une mode» en 2014 explique à la barre Jossuam P. Pour y parvenir, il entre en contact avec d'autres volontaires au départ, dont un certain Ahmed B.

Ce Toulousain de 25 ans est aussi dans le box des accusés. Au printemps 2016, les deux hommes ont régulièrement échangé et se sont même rencontré. 

Mais Ahmed B. affirme avoir rompu toute communication avec Jossuam P. qui pour lui était « cinglé et violent », indiquant qu'il était contre les attentats. Ils encourent dix ans de prison.