Loir-et-Cher: Le chauffeur fait souffler des élèves dans l'éthylotest pour démarrer le car scolaire

FAITS DIVERS Le chauffeur a ensuite roulé à vive allure, klaxonné de manière intempestive et lâché le volant des mains pour épater la galerie…

20 Minutes avec agences

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Illustration d'un chauffeur de bus.
Illustration d'un chauffeur de bus. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Il a évoqué une plaisanterie pour justifier son geste mais n’a pas vraiment fait rire le tribunal de Blois (Loir-et-Cher). Un ex-chauffeur de car scolaire a été condamné à des amendes pour avoir demandé à des élèves de souffler à sa place dans l'éthylotest antidémarrage du véhicule, a-t-on appris ce mercredi.

Les faits remontent au 14 décembre dernier à Bracieux (Loir-et-Cher), près de Blois. Dominique, 51 ans, a demandé à deux élèves de souffler dans le dispositif obligatoire. Pour que le car démarre, l’alcoolémie du conducteur doit être inférieure à 0,2 gramme d’alcool par litre de sang.

Un premier enfant s’est exécuté mais pas suffisamment longtemps pour déverrouiller le système. Le chauffeur a alors demandé à son grand frère, un collégien, de prendre le relais et le car a pu démarrer.

Une élève lui demande de ralentir

« C’était pour plaisanter, le car était déjà démarré. Ces deux frères sont les fils d’un gendarme, ce sont eux qui ont demandé à souffler, je n’ai rien à me reprocher », a affirmé à la barre Dominique, en assurant ne pas avoir bu une goutte d’alcool avant son service.

Pourtant, d’après des collégiens, il aurait confessé avoir consommé deux bières. Des passagers ont en outre déclaré que le chauffeur roulait vite au point qu’une élève, inquiète, lui a demandé de lever le pied. L’un des enfants a même dit avoir consulté le GPS de son smartphone qui aurait affiché une vitesse de 107 km/h. « C’est faux, je n’ai jamais dépassé les 90 », s’est défendu le conducteur.

Sans les mains pour épater la galerie

La présidente a également évoqué des coups de klaxon intempestifs et un épisode où le chauffeur aurait lâché son volant des mains pour impressionner la galerie, des faits là aussi contestés par le prévenu. « Alors il s’agit d’une hallucination collective car tous les enfants rapportent les mêmes faits », lui a rétorqué la présidente du tribunal.

Une fois arrivés à bon port, les enfants se sont confiés à leurs parents atterrés, ce qui a rapidement déclenché une enquête. Le conducteur a été suspendu par son employeur, puis a démissionné. Le tribunal l’a condamné à deux amendes d’un total de 370 euros, conformément aux réquisitions du parquet.

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