Rouen: Une ancienne rectrice condamnée pour détournement de fonds à deux mois de prison avec sursis

ARGENT PUBLIC Elle a été jugée coupable d’avoir détourné 18.304 euros de fonds publics…

20 Minutes avec AFP

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Le palais de justice de Rouen (image d'illustration).
Le palais de justice de Rouen (image d'illustration). — CHARLY TRIBALLEAU / AFP

Une ancienne rectrice a été condamnée ce mercredi en correctionnelle à Rouen à deux mois de prison avec sursis et 15.000 euros d’amende. Elle a été jugée coupable d’avoir détourné 18.304 euros de fonds publics.

Les faits se sont produits entre 2013 et 2015, à l’époque où Claudine Schmidt Lainé exerçait au sein de l’académie de Rouen. Elle a ensuite été rectrice de l’académie de Grenoble avant qu’un décret présidentiel ne mette fin à ses fonctions en mars 2018.

Le service régional de police judiciaire (SRPJ) de Rouen a découvert que l’ancienne directrice de l’Institut des sciences de l’ingénierie et des systèmes au CNRS se faisait rembourser de ses trajets en train. Elle voyageait le week-end entre Rouen et le département du Rhône, où se trouve son domicile privé, alors qu’elle disposait d’un logement de fonction à Rouen.

Trajets de train et déodorants pour homme

Lui étaient reprochés aussi plusieurs achats, réalisés avec la carte bleue de la chancellerie de l’université dont « de la teinture pour cheveux, du déodorant pour hommes ou encore des petits-déjeuners et des dîners pour deux personnes à Paris et dont le caractère professionnel est remis en cause », selon la présidente du tribunal Mariette Vinas.

« Je n’ai pas installé un système, je l’ai trouvé et manifestement il ne dérangeait personne », s’est défendue à la barre Claudine Schmidt Lainé, 63 ans, évoquant « des faits anecdotiques », lors de l’audience le 4 juillet. « Vous vous êtes appuyée sur votre autorité pour faire perdurer un mode de fonctionnement défaillant », avait lui dénoncé le procureur de la République de Rouen, Pascal Prache.

Alexis Chabert, l’avocat de l’ex-rectrice, qui avait plaidé la relaxe regrettant que l’on ne prenne pas en compte « la bonne foi » de sa cliente, a indiqué qu'il allait faire appel.