VIDEO. Procès en appel d’Abdelhakim Dekhar: Le tireur de BFM, de «Libé» et de la Société Générale revient devant les assises

PROCES En première instance, Abdelhakim Dekhar avait été condamné à 25 ans de réclusion criminelle…

20 Minutes avec AFP

— 

Abdelhakim Dekhar, "le tireur de Libé", a été condamné le 24 novembre 2017 à 25 ans de réclusion criminelle.
Abdelhakim Dekhar, "le tireur de Libé", a été condamné le 24 novembre 2017 à 25 ans de réclusion criminelle. — HO / 17 JUIN MEDIA / AFP

Son périple armé dans Paris, lors duquel il avait grièvement blessé un assistant photographe de Libération, lui a valu 25 ans de réclusion criminelle en première instance. Abdelhakim Dekhar tentera à partir de ce mardi de faire alléger sa peine devant les assises de l'Essonne.

Le «tireur de Libé», jugé en appel pour tentatives d'assassinat, enlèvement et séquestration, avait semé l'angoisse pendant cinq jours dans Paris et ses alentours en novembre 2013. Armé d'un fusil à pompe, il avait tenté de s'en prendre à des journalistes chez BFMTV, puis avait tiré sur un assistant photographe dans le hall du journal Libération, avant d'ouvrir le feu devant la Société Générale à La Défense et de prendre brièvement en otage un automobiliste.

Condamné à 25 ans de prison en première instance

Fin 2017, la cour d'assises de Paris l'a condamné à 25 ans de réclusion criminelle, après neuf heures de délibéré. Une peine «excessivement lourde» vu qu'«il n'y a pas eu mort d'homme», avait réagi son avocat Hugo Lévy, en faisant appel. Sollicitée pour ce nouveau procès, où Abelhakim Dekhar encourt la perpétuité, la défense s'est refusée à tout commentaire.

Comment cet homme de 52 ans, déjà condamné dans un dossier criminel - il avait fourni une arme à Florence Rey et Audry Maupin, deux amoureux d'ultra-gauche auteurs d'une équipée meurtrière dans Paris en 1994 - expliquera-t-il cette fois son passage à l'acte? En première instance, il avait assuré vouloir «intimider», pas tuer. Il souhaitait «scénariser» son suicide et espérait «une mort romantique» sous les balles de la police, avait-il juré.

«J'ai confondu mon désespoir avec ma pensée politique»

Pourtant à chaque étape de son périple, il avait rapidement pris la fuite, sans attendre l'arrivée des forces de l'ordre. Sa traque avait pris fin au bout de cinq jours: dénoncé par son hébergeur, Abdelhakim Dekhar avait été retrouvé par les policiers à demi-conscient dans une voiture, entouré des médicaments qu'il venait d'avaler.

Dans le box, Abdelhakim Dekhar avait mis sa dérive sur le compte de problèmes familiaux: la séparation d'avec ses enfants car sa compagne l'accusait de violences, la mort de son frère. «J'ai confondu mon désespoir avec ma pensée politique», avait avancé celui qui se considère comme un «intellectuel».

Le verdict est attendu le 13 septembre.

>> A lire aussi : Procès du tireur de BFM, Libération et de la Société Générale: Abdelhakim Dekhar, condamné à 25 ans de réclusion

>> A lire aussi : Procès d’Abdelhakim Dekhar: L’énigmatique tireur de BFM, de «Libé» et de la Société Générale devant les assises