Affaire Lactalis: Des parents portent plainte après le vol d'«éléments sensibles» liés au scandale

LAIT CONTAMINE Le 10 mai, trois ordinateurs et une tablette ont été dérobés lors d’un cambriolage dans une annexe parisienne de la DGCCRF, en charge de l’enquête sur le puissant groupe laitier...

20 Minutes avec AFP

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L'usine Lactalis de Craon en Mayenne, d'où est sorti le lait contaminé aux salmonelles.
L'usine Lactalis de Craon en Mayenne, d'où est sorti le lait contaminé aux salmonelles. — DAMIEN MEYER / AFP

Nouveau rebondissement dans l’affaire Lactalis. Du matériel informatique a été volé à la répression des fraudes, en charge de l’enquête. Les parents d’un enfant ayant consommé le lait infantile contaminé aux salmonelles ont porté plainte mercredi à Paris pour « dissimulation de preuves ».

Le 10 mai, trois ordinateurs et une tablette ont été dérobés lors d’un cambriolage dans une annexe parisienne de la DGCCRF, un des services en charge de l’enquête sur ce scandale autour du puissant groupe laitier. L’un des ordinateurs contenait des « éléments sensibles » liés à ce scandale pour lequel le parquet de Paris avait ouvert en décembre une enquête pour « blessures involontaires » et « mise en danger de la vie d’autrui », selon cette source.

Aucune preuve d’un vol ciblé

Selon la DGCCRF, aucun document issu de l’enquête pénale n’a été dérobé mais l’un des ordinateurs volés contenait des informations « relatives à la gestion administrative du retrait » des produits Lactalis. « L’hypothèse d’un vol ciblé n’est pas établie à ce stade des investigations » confiées au commissariat du XIIIe arrondissement, « notamment parce que d’autres effets ont été volés dans différents étages et bureaux », a indiqué la source proche du dossier.

« Le lieu du vol, le contenu des ordinateurs volés et le mode opératoire permettent de penser que ce vol a été commis par des barbouzes » pour dissimuler des preuves, a estimé pour sa part l’avocat du couple, joint par l’AFP. Pour Me Yassine Bouzrou, le parquet de Paris « privilégie naïvement la thèse du hasard » en ne reliant pas les deux enquêtes.

37 bébés atteints de salmonellose

« La position du parquet renforce l’hypothèse que le groupe Lactalis est protégé, d’autant plus que l’usine incriminée a pu réouvrir » en juin à Craon en Mayenne, a-t-il dénoncé. Mi-janvier, 37 bébés atteints de salmonellose après avoir consommé un produit d’alimentation infantile Lactalis avaient été recensés en France, ainsi que deux en Espagne et un autre probable en Grèce.

L’enquête préliminaire, qui dure depuis neuf mois, était toujours en cours fin août, selon une source judiciaire.

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