Hauts-de-Seine: Des salariés de Prisma Media convoqués pour des prélèvements ADN après des menaces de mort

ENQUETE Une soixantaine d’employés, tous des hommes, ont été convoqués au siège de la Sûreté territoriale des Hauts-de-Seine mais les 350 salariés du groupe sont concernés…

L.Br.

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Le bâtiment abritant le groupe Prisma Media à Gennevilliers, près de Paris.
Le bâtiment abritant le groupe Prisma Media à Gennevilliers, près de Paris. — MARTIN BUREAU / AFP

Des salariés du groupe Prisma Media, incluant les titres Télé Loisirs, Voici et Géo, ont été convoqués par la police judiciaire de Nanterre pour un prélèvement ADN et un prélèvement d’empreintes digitales. Selon Franceinfo, ce processus a été lancé dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte pour menaces de mort à l’encontre de certains employés.

Selon nos confrères, ces convocations font suite à la découverte de traces ADN sur des objets accompagnant les messages de menaces. Une soixantaine d’employés, tous des hommes, ont été convoqués au siège de la Sûreté territoriale des Hauts-de-Seine mais les 350 salariés du groupe sont concernés. Les CDD et les anciens salariés pourraient être contactés par la suite. Certains ont directement reçu le courrier chez eux, provoquant parfois une certaine inquiétude.

« Emoi considérable »

« Dans un premier temps, la direction de Prisma Media a refusé de communiquer auprès des salariés. Ça fait que des salariés ont reçu cette convocation chez eux, ont pris peur, ont appelé la police pour demander à passer tout de suite, et donc sont partis faire leur prélèvement sans que leur hiérarchie soit au courant etc... Il y a eu un émoi considérable au sein de la société », a expliqué Emmanuel Vire, délégué CGT au sein du groupe à Franceinfo.

Tout commence en 2017 après une lettre de menaces accompagnée d’une balle, envoyée à la direction, raconte Le Parisien. Les menaces se sont ensuite poursuivies et certains salariés ont reçu des lettres d’insultes.

Selon ce salarié, les convocations ont démarré le 13 août, et Prisma a communiqué sur la procédure en cours seulement dix jours plus tard. L’entreprise a précisé que les salariés sont obligés de se rendre à la convocation, mais peuvent refuser de donner leur ADN. Les prélèvements seront détruits à l’issue des investigations.