Hérault: L’affaire du meurtre sanglant de la grotte de Sète relancée par un mégot

ENQUETE L’identification de l’ADN sur le mégot intervient alors que la juge d’instruction en charge du dossier venait de clôturer l’enquête...

Alexandra Segond

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Remi Chesne et Aurey Louvet devaient être renvoyés devant la justice quand les enquêteurs ont trouvé un mégot sur les lieux du crime.
Remi Chesne et Aurey Louvet devaient être renvoyés devant la justice quand les enquêteurs ont trouvé un mégot sur les lieux du crime. — J.-M. Quinet / Isopix / Sipa

Souvenez-vous : en juillet 2014, le corps ligoté et calciné d’un certain Patrick Isoird, 49 ans, avait été retrouvé dans une grotte à Sète, dans l’Hérault.

Deux ans plus tard rappelle Midi-Libre, les enquêteurs avaient arrêté et placé en détention provisoire deux personnes. Mais la récente découverte d’un mégot près des lieux du crime vient relancer l’affaire.

L’ADN relevé ne correspond à aucun des deux suspects

Parmi les deux suspects arrêtés, un dénommé Rémi Chesne, âgé de 49 ans. Il est soupçonné d’avoir tué Patrick Isoird, amant d’un soir de sa femme, laquelle avait été retrouvée suicidée le lendemain de l’adultère. Mais Rémi Chesne nie farouchement les faits, contrairement à la deuxième personne arrêtée, Audrey Louvet, qui a assuré qu’il l’avait manipulée pour amener la victime dans la grotte.

Google map de Sète, dans l'Hérault.
Google map de Sète, dans l'Hérault. - GOOGLE

La découverte du petit bout de cigarette pourrait complètement changer la donne. En effet, l’ADN retrouvé provient d’un individu originaire de Lyon et impliqué dans des affaires de drogue et de séquestration. « Rémi Chesne a toujours été le coupable idéal, la piste crapuleuse n’a jamais été exploitée. Nous étions sur le chemin de la perpétuité et puis il y a ce petit mégot », s’est réjoui l’un de ses avocats, maître Abratkiewicz.

L’enquête devrait donc rouvrir début septembre. Malgré sa demande de remise en liberté, Rémi Chesne a vu sa détention prolongée de six mois supplémentaires.