Attentats du 13-Novembre: Le procès d'une fausse victime présumée reporté au 2 octobre

TERRORISME Il est notamment reproché à Alexandra D. d’avoir escroqué à hauteur de 20.000 euros le Fonds de garantie des victimes de terrorisme...

20 Minutes avec AFP

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Un enfant devant des bouquets de fleurs déposés près du Carillon, un an après les attentats du 13-Novembre. LEWIS JOLY/SIPA
Un enfant devant des bouquets de fleurs déposés près du Carillon, un an après les attentats du 13-Novembre. LEWIS JOLY/SIPA — SIPA

Elle s’était fait passer pour une victime des attentats du 13-Novembre. Alexandra D. a obtenu ce jeudi du tribunal correctionnel de Paris un nouveau report de son procès pour escroquerie et faux témoignage.

Cette jeune femme de 32 ans qui s’est présentée libre, sous contrôle judiciaire, vient de prendre pour avocat William Bourdon, dont l’une des associées a demandé ce nouveau report pour prendre connaissance du dossier. Un renvoi accordé par le tribunal, qui a renvoyé l’affaire au 2 octobre.

Une rafale de kalachnikov dans le coude

Il est notamment reproché à Alexandra D. d’avoir escroqué à hauteur de 20.000 euros le Fonds de garantie des victimes de terrorisme et autres infractions pénales (FGTI) entre janvier 2016 et mai 2017. Elle était inscrite sur la « Liste unique des victimes » établie par le parquet, ce qui lui avait ouvert des droits à l’indemnisation.

Peu après les attaques djihadistes qui avaient fait 130 morts le 13 novembre 2015, elle avait déclaré se trouver sur la terrasse du Carillon, l’un des deux premiers bars touchés par des fusillades. Elle était avec deux amis qui, selon elle, avaient été tués. Elle expliquait avoir pris une rafale de kalachnikov dans le coude, qui lui avait laissé une cicatrice après le « retrait de la balle » en janvier 2016, photos à l’appui sur les réseaux sociaux.

Un stage thérapeutique

Mais des incohérences dans son récit avaient éveillé l’attention et conduit à l’ouverture d’une enquête.

Life for Paris et le FGTI se sont constituées partie civile. De son côté, l’Association française des victimes du terrorisme (AFVT) entend la poursuivre « pour des faits d’escroquerie à son propre préjudice » et « une citation sera délivrée dans les prochains jours », a déclaré son avocate, Claire Josserand-Schmidt.

Selon Guillaume Denoix de Saint Marc, directeur général de l’AFVT, Alexandra D. « avait participé à un stage thérapeutique d’une semaine organisé et financé par l’AFVT, puis était restée en contact avec ce groupe en continuant à lui mentir ». Une quinzaine de personnes ont déjà été condamnées pour tentative d’escroquerie ou escroqueries liées aux attentats de 2015.

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