Toulouse: La justice se prononcera en août sur les suites à donner au prêche controversé d'un imam

JUSTICE Le procureur de la République de Toulouse a depuis vendredi la traduction certifié du sermon controversé de l'imam d'Empalot. Ses services se prononceront en août sur les suites à donner à cette affaire...

B.C.

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La grande mosquée de Toulouse, à Empalot.
La grande mosquée de Toulouse, à Empalot. — ERIC CABANIS / AFP

Depuis vendredi, la traduction du prêche de l’imam de la grande mosquée de Toulouse, certifié par un interprète assermenté, est entre les mains du procureur de la République de Toulouse.

« Nous rentrons maintenant dans une phase d’analyse et il n’y aura pas de décision avant la première quinzaine d’août », a confirmé lundi soir à 20 Minutes la secrétaire générale du parquet de Toulouse. Les services du procureur doivent désormais vérifier si le sermon incriminé constitue « une incitation à la haine ».

Le 28 juin dernier, la justice toulousaine a ouvert une enquête qu’elle a confiée au service régional de police judiciaire. Le procureur de la République avait été saisi par le préfet de la Haute-Garonne suite à la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo datant de décembre 2017 où apparaît Mohamed Tataï. L’imam y cite un hadith et est soupçonné de tenir des propos antisémites.

Excuses et condamnations

Ce dernier a présenté à plusieurs reprises ses excuses, en particulier à la communauté juive toulousaine qui s’est sentie « trahie » par ces propos.

Un temps soutenu par le recteur de la Grande mosquée de Paris, l’imam toulousain, installé en France depuis 30 ans, a finalement été lâché par Dalil Boubakeur, à qui le maire de Toulouse a demandé de clarifier sa position.