Attentats du 13-Novembre: Les responsabilités de l’Etat portées devant le tribunal administratif

REPARATIONS Une partie des victimes des attentats et de leurs proches reprochent à l’Etat des dysfonctionnements dans sa gestion des attaques et des renseignements…

Rachel Garrat-Valcarcel

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L'attaque du Bataclan le 13 novembre 2015 a fait, à elle seule, 90 morts.
L'attaque du Bataclan le 13 novembre 2015 a fait, à elle seule, 90 morts. — CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP

L’Etat, et notamment le ministère de l’Intérieur, sont-ils, en partie, responsables du bilan des attentats du 13 novembre 2015 à Paris ? Voire responsable de ne pas les avoir empêchés ? Ce mercredi, au tribunal administratif de Paris. C’est le point de vue d’une trentaine de victimes et membres de familles de victimes des attaques de Paris et Saint-Denis. Ce mercredi, leur avocate, Samia Maktouf, doit plaider devant le tribunal administratif de la capitale, d’après France Info.

Le recours se fonde sur deux principaux « dysfonctionnements » pointés par les victimes et leurs proches. En premier lieu, la non-intervention des huit militaires de l’opération Sentinelle, postés devant le Bataclan au moment de l’attaque de la salle de spectacle. On sait aujourd’hui que l’intervention des forces de police a mis beaucoup de temps à se préparer puis à être déclenchée. La question est de savoir si une intervention plus rapide de ces militaires, d’ailleurs mieux armés que les policiers qui sont intervenus plus tard, aurait pu atténuer le bilan humain.

Ensuite, le recours porte sur des problèmes du côté des services de renseignement. Car une partie des commandos étaient connus : soit fichés, surveillés voire sous contrôle judiciaire. Ils n’ont pas été stoppés ou leur surveillance a été suspendue peu avant les attentats : les plaignants y voient là un manquement de l’Etat. Même chose sur une supposée mauvaise communication des différents services de renseignement français et européens. D’après Franceinfo, chaque plaignant réclame 20.000 euros de réparations de l’Etat.

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