Brest: Six mois ferme pour une conductrice qui avait fauché un enfant sous l’emprise de médicaments

JUSTICE Le jeune Owen, 14 ans, était décédé le 27 juin 2012...

J.G. avec AFP

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Illustration d'une salle d'audience au tribunal correctionnel de Rennes.
Illustration d'une salle d'audience au tribunal correctionnel de Rennes. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Une femme de 78 ans qui conduisait sous l’effet de médicaments et avait percuté mortellement un cycliste de 14 ans en 2012 a été condamnée mardi à Brest à deux ans de prison dont six mois ferme. Trois ans de prison, dont deux avec sursis, avaient été requis le 17 mai dernier contre Odette Le Borgne, 73 ans à l’époque des faits, poursuivie pour homicide involontaire. Ressortie libre du tribunal, elle devra se présenter le 27 août devant un juge de l’application des peines en vue d’un éventuel aménagement de sa peine.

Le 27 juin 2012, Owen Morvan faisait du vélo avec un ami sur une route départementale au nord de Brest lorsqu’il avait été mortellement fauché. Le jeune garçon, percuté par l’arrière alors qu’il avançait en bordure de chaussée, son casque sur la tête, était décédé à la suite d’un traumatisme crânien.

Une procédure au civil contre le médecin de la septuagénaire

Lors de son procès, Odette Le Borgne avait assuré ne pas avoir vu les cyclistes. Les analyses toxicologiques ont révélé qu’elle était sous l’effet de plusieurs médicaments dont un puissant somnifère, de classe trois, le zolpidem. « Cette femme a tué mon fils et elle a six mois, où sont les valeurs… », s’est interrogée la maman du jeune Owen, rappelant que le jour du procès Odette Le Borgne n’avait « même pas eu un mot, un mot de compassion pour mon enfant, aucun regret, pas un regard ».

« On a tenu compte du fait qu’elle est âgée et qu’il faut prendre soin d’elle, sauf que elle, elle n’a absolument pas pris soin d’Owen, elle n’a absolument pas pensé aux autres », a poursuivi Nadine Lémeillat, avocate des parties civiles, annonçant une procédure au civil contre le médecin qui avait prescrit à la septuagénaire « de façon trop importante » les médicaments et contre les deux pharmaciens qui les avaient délivrés.