Attentat de Nice: Près de 200 parties civiles dans le dossier sur la sécurisation de la promenade

JUSTICE Selon les plaignants, la sécurité n’était pas optimale le soir du 14 juillet sur la promenade des Anglais...

Mathilde Frénois

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Des hommages sont rendus aux victimes du terrible attentat qui a frappé Nice le 14 juillet 2016.
Des hommages sont rendus aux victimes du terrible attentat qui a frappé Nice le 14 juillet 2016. — AFP

Le triste deuxième anniversaire de l'attentat de Nice approche. Et le nombre de parties civiles dans le dossier judiciaire niçois n’a jamais été aussi élevé. Près de 200 personnes ont déposé plainte sur le manque de sécurisation de la prom party.

« Pas loin de 200 personnes se sont constituées parties civiles, de manière groupées ou autonomes. Pour l’essentiel, ce sont des gens qui se sont déjà constitués partie civile dans le dossier parisien attentat », précise ce lundi le procureur de Nice Jean-Michel Prêtre.

Le doyen des juges d’instruction de Nice saisi

L’enquête initiale avait débuté en août 2016. Selon les plaignants, la sécurité n’était pas optimale le soir du 14 juillet sur la promenade des Anglais. Après les retours de l’IGPN (inspection générale de la police nationale) et la DCPJ (direction centrale de la police judiciaire), Jean-Michel Prêtre classait sans suite le dossier six mois plus tard. « Une des parties civiles a décidé de saisir le doyen des juges d’instruction de Nice avec une plainte, rappelle-t-il. C’est sur cette base qu’un dossier a été ouvert à Nice. » Les juges d’instruction continuent donc les investigations.

Et il n’y a pas qu’en matière judiciaire que des victimes continuent de se déclarer, près de deux ans après l’attentat qui a meurtri la baie des Anges. En déplacement à Nice lors des 32e Assises nationales de l’aide aux victimes, la ministre de la justice Nicole Belloubet indiquait que de nouvelles personnes se présentent encore dans les hôpitaux niçois et auprès du Fonds de garantie des victimes du terrorisme (FGTI). 130 demandes ont encore été envoyées début 2018, et plus de 2.000 ont reçu un début de prise en charge.

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