Besançon: Une femme greffée d'un rein atteint d'une tumeur cancéreuse

FAITS DIVERS Cette femme devrait recevoir une compensation financière d’un montant de 58.000 euros…

20 Minutes avec agence

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Une équipe médicale en train de réaliser une greffe de rein.
Une équipe médicale en train de réaliser une greffe de rein. — F.DURAND/SIPA

L’histoire commence dans une salle d’opération et se termine devant la justice. Une femme qui a reçu une greffe de rein en 2007 a attaqué le CHRU de Besançon (Doubs) et l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux (Oniam).

La raison ? Le rein dont elle a « bénéficié » était en fait atteint d’une tumeur cancéreuse, rapporte L’Est Républicain. Le tribunal administratif de Besançon lui a donné raison ce lundi.

Un nouveau rein en 2011

La plaignante souffre depuis l’enfance d’une insuffisance rénale. L’une des options de guérison est la greffe de rein, qu’elle se décide à faire en 2007. Mais le rein qu’on lui greffe alors comporte une tumeur cancéreuse. En effet, la donneuse avait un cancer de l’utérus qui s’était discrètement propagé au rein avant le transfert.

« Il n’existe pas de contre-indication de principe au don d’organes […]. Les personnes jeunes, âgées, malades ou en bonne santé sont des donneuses potentielles », rappelle l’Agence de la Biomédecine sur son site. « En cas de décès, l’équipe médicale en charge du donneur sera seule juge et évaluera, au cas par cas, les organes et tissus pour s’assurer de la faisabilité du prélèvement ».

58.000 euros de dédommagements

La patiente a dû se faire retirer le rein malade et subir une chimiothérapie avant d’être mise sous dialyse. Un nouveau rein lui a finalement été greffé en 2011. La victime s’est décidée à réclamer une indemnisation de 250.000 euros à l’Oniam. La structure l’a renvoyée vers l’hôpital de Besançon, responsable de la première greffe.

Dans sa décision du lundi 25 juin, le tribunal administratif a estimé que « l’hôpital n’avait pas manqué à ses obligations de vérification de la qualité du greffon ». C’est donc l’Oniam qui devra indemniser la victime, à hauteur de 58.000 euros.

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