François Molins en passe d'être nommé au poste de procureur général près de la Cour de cassation

JUSTICE Le Conseil supérieur de la magistrature doit désormais valider sa nomination...

C.Po.

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François Molins, procureur de la République de Paris.
François Molins, procureur de la République de Paris. — THOMAS SAMSON / AFP

Il était devenu, presque malgré lui, le visage de l'antiterrorisme français. La chancellerie a proposé ce vendredi de nommer le procureur de Paris, François Molins, au poste de procureur général près la Cour de cassation, le plus haut poste du ministère public. Un poste assurément très différent de ses fonctions actuelles puisque, si sa candidature est validée, il sera amené à se concentrer sur des questions de droit et non plus sur le fond des dossiers.

Le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) - institution garante de l’indépendance des magistrats - doit maintenant l’auditionner et rendre un avis sur le choix du ministère. L’institution ne peut toutefois pas légalement s’y opposer formellement. Trois autres candidats étaient en lice: Philippe Ingall-Montagnier, premier avocat général près la Cour de cassation, Robert Gelli, procureur général de la cour d'appel d'Aix-en-Provence, et Pierre Valleix, procureur général à Montpellier.

Un départ du parquet au plus tard le 23 novembre

Si cette nomination semble pratiquement acquise reste à savoir quand François Molins prendra ses nouvelles fonctions. Le magistrat devra impérativement quitter ses fonctions de chef du parquet de Paris d’ici au 23 novembre puisqu’il ne peut pas légalement rester plus de sept ans à ce poste. De son côté, Jean-Claude Marin, l’actuel procureur général près de la cour de cassation doit prendre sa retraite ce jour. Son poste pourrait donc rester vacant quelques semaines, le temps qu’un nouveau procureur de la République soit nommé à Paris.

Avant de prendre ses fonctions de procureur de la République à Paris, François Molins, 64 ans, est passé par les parquets de Bastia, Lyon ou encore Bobigny. Entre 2009 et 2011, soit juste avant sa nomination à Paris, il a exercé en tant que directeur de cabinet des ministres de la Justice Michèle Alliot-Marie et Michel Mercier.