Attentats du 13-Novembre: Salah Abdeslam comparaît devant le juge antiterroriste, pour la septième fois

ENQUETE Salah Abdeslam est le dernier membre encore en vie des commandos des attentats de Paris en novembre 2015...

20 Minutes avec AFP

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Le tribunal de Bruxelles lors du procès de Salah Abdeslam, le 23 avril 2018.
Le tribunal de Bruxelles lors du procès de Salah Abdeslam, le 23 avril 2018. — JOHN THYS / AFP

C’est un personnage clé des attentats du 13-Novembre. Salah Abdeslam, seul membre encore en vie des commandos djihadistes des attentats de Paris, a brièvement comparu ce jeudi devant un juge antiterroriste, pour la septième fois depuis sa mise en examen il y a deux ans.

Salah Abdeslam a fait un aller-retour entre sa cellule ultra-sécurisée de la prison de Fleury-Mérogis et le nouveau tribunal de Paris, porte de Clichy, ce jeudi. La semaine dernière, il était opéré pour une crise d’appendicite. Arrêté le 18 mars 2016 dans la commune bruxelloise de Molenbeek après quatre mois de cavale, il avait été mis en examen à Paris le 27 avril 2016, notamment pour assassinats terroristes.

Mais les juges ont dû, depuis, affronter le mutisme de l’accusé. Parfaitement silencieux jusqu’à son cinquième interrogatoire en novembre 2017, Salah Abdeslam n’a finalement pris la parole qu’une seule fois devant eux, le 9 mars, pour dédouaner un suspect lors d’une confrontation.

Un rôle important de logisticien

Ce jour-là, Salah Abdeslam, qui se défend sans avocat, s’était de nouveau refusé à répondre aux questions des juges. Avant de faire du silence sa stratégie judiciaire, Salah Abdeslam s’est livré une seule fois, dans la foulée de son arrestation, affirmant aux enquêteurs belges avoir « renoncé » à se faire exploser le 13-Novembre et tentant de minimiser son rôle dans la cellule djihadiste.

Lors de son procès en février à Bruxelles, sur la fusillade du 15 mars 2016 qui avait précipité la fin de sa cavale dans la capitale belge, il ne s’était exprimé que très brièvement. Il avait uniquement contesté la légitimité du tribunal, affirmant « placer [sa] confiance en Allah et c’est tout ».

Selon les enquêteurs, lors des attentats du 13-Novembre, il a déposé les trois kamikazes du Stade de France, au nord de Paris, avant d’abandonner une ceinture explosive, laissant penser qu’il devait lui aussi mener une attaque suicide, même si au final la ceinture s’était avérée défectueuse. Il est accusé d’avoir eu un rôle important de logisticien, louant véhicules et planques en région parisienne, et également d’avoir convoyé à travers l’Europe, depuis la zone irako-syrienne, dix djihadistes pour la plupart impliqués dans les tueries de Paris et de Bruxelles du 22 mars 2016.

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