Côte d'Azur: Evadé d'une prison de la Loire, un détenu interpellé... à Nice

JUSTICE Un homme de 23 ans s’était enfui depuis une quinzaine de jours du quartier de semi-liberté de la maison d’arrêt de La Talaudière…

M.F. avec AFP

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Les deux surveillants ont été agressés dans un couloir de la prison (illustration).
Les deux surveillants ont été agressés dans un couloir de la prison (illustration). — M.Libert / 20 Minutes
  • Evadé dans la Loire puis rattrapé à Nice, le détenu avait été condamné pour des délits routiers et d’infraction à la législation sur les stupéfiants.
  • Il s’agit de la quatrième évasion de cet établissement depuis un peu plus de deux mois. 

En quinze jours, il a quitté la Loire pour rejoindre les bords de la Méditerranée. Un détenu de 23 ans, évadé depuis une quinzaine de jours du quartier de semi-liberté de la maison d'arrêt de La Talaudière, a été interpellé à  Nice.

Après son interpellation lundi à la gare de Nice, l’homme a été conduit dans une unité hospitalière pénitentiaire des Alpes-Maritimes pour y recevoir des soins, précise-t-on de même source. « Il sera ramené au centre pénitentiaire de La Talaudière et jugé pour cette évasion en comparution immédiate dans les prochains jours », a indiqué David Charmatz, le procureur de la République de Saint-Étienne, précisant qu’il encourt une peine de cinq ans d’emprisonnement.

Quatrième évasion de cet établissement

Dans la nuit du 9 au 10 juin, le détenu, qui était libérable en octobre, avait forcé avec une chaise la grille qui recouvrait la fenêtre de sa cellule, située dans le quartier de semi-liberté, accolé à la maison d’arrêt et où il séjournait la nuit. Il avait ensuite franchi le grillage d’enceinte d’environ trois mètres de haut, surmonté d’un barbelé.

Condamné pour des délits routiers et d’infraction à la législation sur les stupéfiants, il suivait dans le cadre de sa réinsertion une formation d’entretien des espaces verts. L’Ufap-Unsa avait souligné qu’il s’agissait de la quatrième évasion de cet établissement et tentative depuis un peu plus de deux mois, démontrant, selon le syndicat, « la nécessité de reconstruction attendue depuis plusieurs années ».