Yvelines: Un homme accusé d'avoir maquillé le meurtre de son épouse rejugé en appel

PROCES En première instance, en septembre 2016, cet homme a été condmané à 30 ans de réclusion criminelle...

Floréal Hernandez

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Tribunal de grande instance de Nanterre. (Archives)
Tribunal de grande instance de Nanterre. (Archives) — V. WARTNER / 20 MINUTES
  • Sylvie Darcy a été assassinée après un dîner pour les 10 ans de mariage avec son mari.
  • François Darcy est accusé du meurtre de sa femme, ce qu’il a toujours nié, assurant avoir été victime d’un tir dans le dos lors de l’assassinat de celle-ci.
  • Selon l’accusation, le mari se serait infligé lui-même une blessure à l’épaule avec une carabine à canon scié, dans le but de dissimuler son crime.

Que s’est-il passé dans la soirée du 26 février 2016 sur un parking forestier des Yvelines ? A partir de ce mardi, François Darcy est rejugé en appel aux assises de Nanterre pour le meurtre de sa femme. En septembre 2016, cet homme a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle pour avoir maquillé l’assassinat de sa femme.

Selon son récit, alors qu’il rentrait d’un dîner avec sa femme pour leur anniversaire de mariage​, il s’est arrêté pris d’une envie pressante. Debout dans la nuit, il a alors ressenti une vive douleur dans le dos et aperçu un tireur avant de perdre conscience. A son réveil, affirme-t-il, il découvre la voiture en flammes avec sa femme à l’intérieur. L’homme appelle les secours et est hospitalisé mais, rapidement, les enquêteurs relèvent des incohérences, notamment un bornage téléphonique montrant que le couple est arrivé sur les lieux une heure avant l’appel du mari.

Selon l’accusation, ce dernier, qui pratiquait le tir sportif, a en réalité mis en place un « stratagème très élaboré » en s’infligeant lui-même une blessure à l’épaule avec une carabine à canon scié, dans le but de dissimuler son crime.

Une arme jamais retrouvée, les causes de la mort n’ont déterminé

Le soir des faits, le couple – lui, consultant en informatique ; sa femme Sylvie Darcy, cadre supérieure dans les télécoms – avait fêté ses 10 ans de mariage, s’offrant un week-end à deux après avoir confié ses deux enfants à la famille. Mais des témoignages font état de tensions entre eux et, pour l’accusation, l’hypothèse d’une séparation ou d’un mobile financier pourrait avoir motivé le crime, la victime ayant souscrit une assurance-vie d’un montant conséquent.

A l’issue de l’instruction, l’arme qui a blessé l’accusé n’a jamais été retrouvée et les causes de la mort de la défunte – qui n’a pas succombé à l’incendie du véhicule – n’ont pas pu être déterminées en raison de l’état du corps.

Une enquête menée « totalement à charge » que la défense va s’attacher à nouveau à « remettre en cause », a déclaré à l’AFP Me Léon-Lef Forster, nouvel avocat de M. Darcy, qui a fait appel de sa condamnation. « Nous allons plaider l’acquittement en disant qu’il n’avait aucune raison et aucune envie de tuer sa femme », a-t-il poursuivi. Le conseil de la partie civile n’a pas souhaité s’exprimer avant ce procès d’appel, qui doit s’achever le 3 juillet. L’accusé encourt la réclusion à perpétuité.