Toulouse : Lionel Cardon, l’ex-ennemi public n°1, condamné à 20 ans de prison pour des braquages

JUSTICE Lionel Cardon, condamné à deux reprises à la perpétuité au milieu des années 1980 pour trois meurtres, écope de 20 ans de réclusion criminelle pour une série de séquestrations et braquages commis en 2015…

B.C. avec AFP

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Lionel Cardon, en 1984, à sa sortie du Palais de Justice de Bordeaux.
Lionel Cardon, en 1984, à sa sortie du Palais de Justice de Bordeaux. — Rene Jean / AFP
  • La cour d’assises de Haute-Garonne a condamné ce jeudi Lionel Cardon, 60 ans, à 20 ans de réclusion criminelle pour une série de séquestrations et braquages en 2015, près de Toulouse.
  • Déjà condamné à deux reprises à la perpétuité en 1986 pour les assassinats d’un couple de médecins girondins et le meurtre d’un policier parisien, l’ex-ennemi public n° 1 n’a pas assisté à son procès, hospitalisé après une grève de la faim de 80 jours.

Il n’aura pas prononcé un mot à l’énoncé du verdict des assises de la Haute-Garonne qui l’ont condamné à 20 ans de réclusion criminelle. Ni durant toute la durée de son procès. Pour la bonne et simple raison, que Lionel Cardon, n'y a pas assisté.

Après 80 jours de grève de la faim, l'ex-ennemi public numéro 1 était hospitalisé et selon un expert, vu son poids de « 49,4 kg pour 1,78m », n’était pas en mesure d’assister à son procès. Il était jugé pour les deux prises d’otages et braquages perpétrées près de Toulouse en 2015 chez des bijoutiers et une responsable de bureau de poste.

Michel Huyette, le président de la cour, avait refusé de renvoyer ce dossier à une date ultérieure, estimant qu’il ne pouvait « pas laisser à l’accusé, et à lui seul, la maîtrise de son procès », notamment en raison de l’incarcération de son co-accusé qui avait droit à être « jugé dans un délai raisonnable ».

Ses avocats font appel

Ses avocats, maîtres Edouard Martial et Pierre Blazy, avaient alors quitté l’audience dès le début du procès, jugeant « ubuesque » de poursuivre sans le principal accusé. Ce jeudi, ils ont indiqué qu’ils interjetaient appel de cette condamnation.

Son co-accusé dans l’une des deux affaires s’est vu infliger une peine de huit ans de prison et une interdiction définitive du territoire.

Cette condamnation est synonyme pour Lionel Cardon d’un maintien en prison, lui qui a déjà passé plus de la moitié de sa vie. En 1983, il est accusé d’avoir participé aux assassinats des époux Aran, un couple de médecins de Pessac, en Gironde. Traqué durant plusieurs semaines, un mois plus tard, lors d’un contrôle routier à Paris, il abat au bois de Boulogne un motard de la préfecture de police, Claude Hochard.

Lionel Cardon, fut condamné à perpétuité à deux reprises pour ces trois meurtres. Il avait été remis en liberté conditionnelle avec l’ambition de devenir entraîneur de boxe. Mais il avait fini par retomber dans la délinquance.