Nîmes: «Merci qui?» Harcelée, une jeune femme obtient le retrait de ses vidéos pornographiques

JACQUIE ET MICHEL Une actrice amateur qui a tourné pour le site Jacquie et Michel a obtenu le retrait des vidéos, mais pas au nom du droit à l’oubli: «Elle a été payée et savait ce qu’elle faisait»…

Jerome Diesnis

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Illustration du site Jacquie et Michel.
Illustration du site Jacquie et Michel. — Jérôme Diesnis / Agence Maxele Presse

Ses vidéos ont été visionnées plus de 6 millions de fois. Une jeune femme qui se battait pour faire retirer trois scènes pornographiques tournées près de Nîmes et diffusées sur le site « Jacquie et Michel » a obtenu gain de cause, explique Midi Libre. Les vidéos avaient été tournées sur le site du Pont du Gard, à Nîmes, ou encore sur la plage (en partie naturiste) de l’Espiguette, au Grau-du-Roi.

La plaignante estimait avoir été harcelée depuis et sa vie professionnelle pour travailler dans l’administration menacée, car sa ville d’origine y était mentionnée. Son avocat montpelliérain, David Mendel, a envoyé fin mai une mise en demeure à la société de production sous peine d’engager des poursuites contre Jacquie et Michel.

Pas de trace de contrat écrit

Mais si elle a obtenu gain de cause et que les vidéos ont bien été retirées du site, c’est pour une unique raison : la production ne retrouve pas trace de contrat écrit avec la jeune femme, explique le quotidien, qui cite Charlotte Galichet, l’avocat de « Jacquie et Michel ». « Nous ne reconnaissons aucune responsabilité et aucun tort, juridiquement nous contestons que le droit à l’oubli puisse s’appliquer. Elle savait ce qu’elle faisait, elle a tourné trois vidéos à sept mois d’intervalle et elle a été rémunérée en connaissance de cause. »