Aix-en-Provence: Des jumeaux corses à la barre pour une triple tentative d'assassinat

PROCES Cette triple tentative d'assassinat avait eu lien en 2011 à Ajaccio sur fond de guerre de clans... 

20 Minutes avec AFP

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Illustration de la balance de Thémis, symbole de la Justice. (Illustration)
Illustration de la balance de Thémis, symbole de la Justice. (Illustration) — SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA
  • Marc et Dominique Pantalacci comparaissent devant la cour d'appel d'Aix-en-Provence 
  • Ils sont accusés d'une triple tentative d'assassinat

Ce jeudi s’est tenu le premier jour du procès en appel de Marc et Dominique Pantalacci, 26 ans, des frères jumeaux corses, devant la cour d'appel d'Aix-en-Provence. Ces frères avaient été acquittés en 2016 d’une triple tentative d’assassinat d’Yves Manunta, de son épouse Angèle et de leur fillette Carla Serena, sur fond « de guerre de clans » en novembre 2011 à Ajaccio​. Le procès s’est ouvert en l’absence des victimes.

Les deux frères ont toujours contesté avoir ouvert le feu sur le véhicule d’Yves Manunta. Cet ancien indépendantiste reconverti dans la sécurité avait échappé aux balles des assaillants en sautant par-dessus un muret mais son épouse et sa fille alors âgée de 10 ans avaient reçu plusieurs projectiles, la mère étant restée handicapée d’une jambe. Les experts avaient relevé 43 impacts de tirs sur le véhicule. Yves Manunta a été assassiné huit mois plus tard alors qu’il circulait sur son scooter à Ajaccio.

Identifiés par la fillette

Dès le soir des faits, le nom des accusés avait été suggéré par un renseignement anonyme et très rapidement, la fillette disait avoir reconnu Marc Pantalacci dans les traits d’un des deux tireurs portant une cagoule retroussée. La fillette connaissait les jumeaux, des amis de son frère qu’elle rencontrait à la plage.

Entendue lors du premier procès en novembre 2016, Carla Serena avait maintenu ses accusations mais la cour d’assises avait considéré « ce témoignage insuffisamment probant pour établir la culpabilité des accusés ».

Pour le juge d’instruction chargée de cette enquête, « le mobile de cette tentative d’assassinat était, selon toute vraisemblance, le différend qui opposait Yves Manunta et son clan à celui de son ex-associé Antoine Nivaggioni composé notamment de la famille Pantalacci ».

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