Soupçons de financement libyen: Claude Guéant au tribunal pour répondre aux juges d'instruction

ENQUETE Claude Guéant est arrivé ce mardi au tribunal de Paris pour répondre aux juges d’instruction…

20 Minutes avec AFP

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Claude Guéant, le 27 janvier 2018 à Paris.
Claude Guéant, le 27 janvier 2018 à Paris. — Jacques Witt / Sipa/SIPA

Claude Guéant s’est rendu au tribunal de Paris ce mardi pour être entendu par les juges d’instruction dans le dossier des financements libyens de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007. Cette audition pourrait se solder par une nouvelle mise en examen, selon une source proche du dossier.

Celui qui fut aussi secrétaire général de l’Elysée sous la présidence Sarkozy est arrivé mardi matin au tribunal de Paris, a constaté une journaliste de l’AFP. Cet interrogatoire est le premier depuis sa mise en examen le 7 mars 2015, notamment pour blanchiment de fraude fiscale en bande organisée, en raison d’un virement suspect de 500.000 euros à son bénéfice.

Dans ce rapport, la police anticorruption de l’Oclciff avait aussi souligné « l’usage immodéré des espèces » de Claude Guéant, relevant qu’il n’avait retiré que 800 euros de ses comptes en près de 10 ans, entre 2003 et 2012. Depuis 2013, les juges mènent des investigations d’envergure pour vérifier les accusations de financement libyen de la campagne portées par d’anciens dignitaires du régime de Mouammar Kadhafi et par le sulfureux intermédiaire Ziad Takieddine, sans qu’elles n’aient pu être étayées par des preuves formelles.

Sarkozy et Woerth déjà mis en examen

En novembre 2016, Ziad Takieddine, lui-même poursuivi dans ce dossier, avait affirmé avoir remis, entre fin 2006 et début 2007, cinq millions d’euros en liquide à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, et à Claude Guéant, son directeur de cabinet d’alors. Tous deux ont opposé un farouche démenti. « Claude Guéant a une position très nette depuis le début : il n’a jamais vu un centime d’argent libyen », a affirmé à l’AFP son avocat Me Philippe Bouchez El Ghozi.

Les magistrats soupçonnent un lien entre un possible financement libyen de cette campagne électorale victorieuse et une forte circulation d’espèces au sein du camp Sarkozy, relevée par les policiers dans un rapport de septembre 2017. Déjà mis en examen dans ce dossier en 2015 pour blanchiment de fraude fiscale en bande organisée et faux et usage de faux, il doit de nouveau s’expliquer dans la foulée de la mise en examen de Nicolas Sarkozy en mars et de l'ex-trésorier de campagne Eric Woerth la semaine dernière.

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