Affaire des matchs présumés arrangés en ligue 2: Neuf personnes devant les juges

JUSTICE Le procès sur les soupçons de match arrangés en Ligue 2, concernant notamment Nîmes Olympique et le Stade Malherbe de Caen, s’est ouvert ce lundi et s’achèvera vendredi…

Jerome Diesnis

— 

Le président de Nîmes Olympique Jean-Marc Conrad lors d'une conférence de presse au siège du club, le 7 juillet 2014
Le président de Nîmes Olympique Jean-Marc Conrad lors d'une conférence de presse au siège du club, le 7 juillet 2014 — AFP

Neuf personnes sont poursuivies devant le tribunal correctionnel de Paris jusqu’à vendredi. Parmi elles, les anciens présidents de Nîmes Olympique – Jean-Marc Conrad – et du stade Malherbe de Caen - Jean-François Fortin. Les deux hommessont soupçonnés de corruption active ou passive lors de matchs disputés à la fin de la saison 2013-2014.

Jean-Marc Conrad, mais aussi Serge Kasparian, qui venait de devenir l’actionnaire majoritaire du Nîmes Olympique, sont soupçonnés d’avoir tenté d’influencer le résultat de sept matchs : Bastia (0-0), Istres (victoire 1-0), Dijon (défaite 5-1), Brest (1-1), Laval (victoire 2-1), Caen (1-1) et Créteil (1-1). Le match contre Caen, alors que chaque équipe avait intérêt au partage des points – les Gardois pour se maintenir en L2, les Normands pour accéder en L1 – est particulièrement ciblé par les enquêteurs.

Enquête sur le milieu corse

C’est lors d’écoutes téléphoniques au cours d’une enquête menée sur un cercle de paris de jeux, soupçonnée de liens avec le milieu corse, que les policiers étaient tombés sur ces discussions évoquant d’éventuels matchs arrangés. Jean-Marc Conrad est également jugé pour association de malfaiteurs, comme la plupart des sept autres prévenus, en vue de la préparation du délit de corruption sportive pour les cinq autres matches. Au premier jour du procès, tous les accusés ont nié les faits qui leur sont reprochés.

Le Nîmes Olympique a déjà été sanctionné sportivement. Le club gardois avait débuté la saison 2014-2015 avec huit points de retard mais était malgré tout parvenu à se sauver en fin de saison. Jean-Marc Conrad avait été sanctionné par la Ligue de sept ans d’interdiction de fonction officielle dans le football. Les Caennais de leur côté, ni aucun autre club concerné par cette enquête, n’avaient été inquiétés par la justice sportive.

Les dirigeants de Nîmes et de Caen ont depuis quitté leurs postes. Les deux équipes évolueront en Ligue 1 la saison prochaine.

>> A lire aussi : Matchs présumés truqués: Nîmes va faire appel de sa rétrogradation