Attentats de Paris: Un pompier attaque sa hiérarchie après une mise à pied

JUSTICE Il avait été mis à pied pour avoir refusé de participer à la minute de silence organisée dans sa caserne…

C.C.

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Illustration pompier.
Illustration pompier. — Philippe Huguen
  • Il avait préféré se recueillir seul plutôt que de participer à l’hommage collectif dans sa caserne.
  • Après son refus, il avait été mis à pied pendant six mois.
  • Réintégré depuis, il réclame des dommages et intérêts.

Pour éviter toute polémique autour de cette affaire, l’avocat de ce pompier landais tient à rappeler une chose avant tout : « Que cela soit bien clair, mon client ne cautionne absolument pas les attentats, il condamne fermement ces atrocités, il ne faut pas qu’il y ait d’amalgames. »

Son client a refusé en novembre 2015 de participer à la minute de silence en hommage aux victimes des attentats de Paris dans sa caserne de Roquefort dans les Landes. Après son refus, une procédure disciplinaire avait été engagée et il avait été mis à pied pendant six mois (plus six mois avec sursis). Aujourd’hui, ce soldat du feu conteste cette sanction et attaque sa hiérarchie devant le tribunal administratif de Pau, selon France Bleu Gascogne.

« Il voulait se recueillir seul, en toute intimité, ce qu’il a fait »

Son avocat affirme que ce pompier « s’est associé au deuil national, il a respecté la minute de silence. Il voulait se recueillir seul, en toute intimité, ce qu’il a fait. » Pour sa défense, il ajoute que le décret du gouvernement proposait aux pompiers d’assister à cette minute de silence mais qu’elle ne devait pas forcément être organisée de façon collective. Pour Maître Dutin, « cet ordre allait donc au-delà de ce qui était prescrit. Au-delà de ça, cela pose la question de la liberté d’opinion et de conscience des fonctionnaires. »

Aujourd’hui, le pompier réclame 10.000 euros de dommages et intérêts. Depuis la fin de sa mise à pied, il a été réintégré au centre d'incendies et de secours de Morcenx dans les Landes.

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