VIDEO. Policiers attaqués au cocktail Molotov à Viry-Châtillon: Le parquet veut un procès aux assises

JUSTICE En octobre 2016, des policiers étaient attaqués aux cocktails Molotov à Viry-Châtillon. Le parquet demande que treize mis en examen pour cette attaque soient jugés aux assises…

Floréal Hernandez

— 

Une manifestation de policiers après l'attaque aux cocktails Molotov contre des forces de l'ordre à Viry-Châtillon (Essonne). (Illustration)
Une manifestation de policiers après l'attaque aux cocktails Molotov contre des forces de l'ordre à Viry-Châtillon (Essonne). (Illustration) — MARIN DRIGUEZ/SIPA

Une mise en accusation pour tentative d’homicide sur personne dépositaire de l’autorité publique. C’est ce que demande le parquet d’Evry contre 13 des 17 mis en examen dans l’affaire de l’attaque aux cocktails Molotov de policiers à Viry-Châtillon ( Essonne) en octobre 2016, a-t-il indiqué vendredi. Pour les quatre autres mis en examen, un non-lieu a été requis.

Le 8 octobre 2016, deux véhicules de police stationnés en lisière de la Grande Borne, une cité difficile à cheval sur les communes de Grigny et Viry-Châtillon, avaient été pris d’assaut par un groupe de personnes encagoulées munies de 13 cocktails Molotov. Les deux véhicules s’étaient embrasés, deux policiers avaient été grièvement brulés et deux autres légèrement blessés.

Douze suspects en détention provisoire

L’agression avait eu un immense retentissement et déclenché une fronde inédite et spontanée de policiers «en colère»​, qui, bravant leur devoir de réserve, avaient défilé durant plusieurs semaines à Paris et dans plusieurs villes de France pour exprimer leur « malaise » face à la « haine anti-flics », et dénoncer le manque de moyens.

Les 17 mis en examen dans cette affaire étaient âgés de 16 à 21 ans lors de l’attaque. La plupart appartiennent à une même bande, connue dans le quartier de la Grande Borne. Douze d’entre eux ont été placés en détention provisoire et cinq ont obtenu une remise en liberté avec contrôle judiciaire.

>> A lire aussi: Un an après l'attaque de policiers à Viry-Châtillon, les agents toujours en colère