Rennes: «Sans certitude scientifique», le tribunal déboute les opposants au compteur Linky

JUSTICE Une audience en référé rassemblait 174 plaignants... 

C.A. avec AFP

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Des militants anti Linky réunis devant le tribunal correctionnel de Rennes le 18 avril 2018 en marge d'une audience en référé.
Des militants anti Linky réunis devant le tribunal correctionnel de Rennes le 18 avril 2018 en marge d'une audience en référé. — C. Allain / 20 Minutes

La plupart des 174 plaignants bretons opposés à l’installation d’un compteur communicant Linky à leur domicile ont été déboutés par le tribunal de grande instance de Rennes lors d’une audience en référé.

D’après leur avocat, le tribunal a jugé « qu’il n’y a pas de certitude scientifique sur la nocivité des champs électromagnétiques émis par les compteurs Linky », indique Me Jean-Pierre Joseph.

Parmi les plaignants regroupés en action conjointe, « plusieurs dizaines de personnes » souffrent d'électrohypersensibilité, a-t-il précisé. Certains ont déjà la nouvelle génération de compteurs communicants à leur domicile, tandis que d’autres refusent leur installation. 166 dossiers ont été déboutés. Les huit autres ont été renvoyés devant le tribunal de Nanterre pour « incompétence territoriale ».

L’avocat s’apprête par ailleurs à lancer en juin des procédures sur le fond à Bordeaux et à Tarbes pour deux groupes rassemblant chacun « 200 personnes » pour « atteinte aux libertés publiques car la protection des données n’est pas garantie », ainsi que pour les « problèmes sanitaires ». « Nous avons des dizaines de témoignages de personnes qui le vivent très mal, qui se plaignent de violents maux de tête ou d’autres symptômes », affirme Me Joseph.