VIDEO. Le procès de Gal Vallerius, le «baron de la drogue» du dark web, s’ouvre devant la justice américaine

JUSTICE Installé dans un petit village breton, le Franco-Israélien est soupçonné d’être l’un des plus grands trafiquants de drogue sur Internet...

Jérôme Gicquel

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Portrait de Gal Vallerius issu de son compte Instagram.
Portrait de Gal Vallerius issu de son compte Instagram. — Instagram/Gal Vallerius
  • Le procès de Gal Vallerius, présenté comme un baron de la drogue sur Internet, s’ouvre ce mardi aux Etats-Unis.
  • La justice américaine le soupçonne d’être à la tête d’un vaste trafic de stupéfiants sur le dark web.
  • Il avait été arrêté à l’aéroport d’Atlanta fin août alors qu’il se rendait à un concours de la plus belle barbe.

C’est un personnage intriguant qui fera face à la justice américaine à partir de ce mardi à Miami (Floride). Gal Vallerius, un Franco-Israélien de 38 ans résidant à Plusquellec, petit village des Côtes-d’Armor, sera jugé pour un vaste trafic de drogue sur le « dark web », la face cachée d’Internet. Il devrait plaider coupable de trafic de stupéfiants et blanchiment d'argent, selon le journal local Miami Herald.

Plus connu sur la Toile sous le pseudonyme d’OxyMonster, il est accusé d’avoir vendu de grandes quantités de drogues sur la plateforme Dream Market, un site dont il était également l’un des administrateurs. Avec son look de hipster et sa longue barbe rousse de 30 centimètres, Gal Vallerius est présenté par les enquêteurs et les médias américains comme un « baron de la drogue » sur Internet, une sorte de « Pablo Escobar 2.0 ». Ecroué depuis son arrestation, il encourt pour ces faits la prison à perpétuité.

Il cultivait la discrétion dans son petit village breton

Cette rocambolesque affaire avait été révélée par le Miami Herald. Le 31 août, alors que Gal Vallerius se rendait à un concours international de la plus belle barbe, il avait été arrêté par la Drug Enforcement Administration (DEA) à l’aéroport d’Atlanta. Sur son ordinateur, les policiers américains avaient découvert Tor, un logiciel rendant sa connexion anonyme, ainsi qu’un compte avec l’équivalent de 500.000 dollars en bitcoins. A son domicile de Plusquellec, une petite maison sans prétention, de l’argent liquide ainsi qu’un peu de cocaïne avaient également été retrouvés.

Son interpellation avait fait l’effet d’une bombe dans la petite commune bretonne où Gal Vallerius s’était installé avec sa compagne il y a deux ans et demi. « C’est quelqu’un de très simple : il roulait en Twingo », racontait ainsi un voisin, interrogé par France 3 Bretagne. Son look détonnait pourtant dans le coin. Gal Vallerius était pris « pour un biker » par les habitants.