«Chemise arrachée»: Trois à quatre mois de prison avec sursis pour quatre ex-salariés d’Air France jugés en appel

PROCES La Cour d’appel de Paris a également confirmé les peines d’amende de 500 euros infligées aux huit autres prévenus…

20 Minutes avec AFP

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Le DRH d'Air France Xavier Broseta (à dr.) et Pierre Plissonnier, DRH du long-courrier, pris à parti par des manifestants le 5 octobre 2015.
Le DRH d'Air France Xavier Broseta (à dr.) et Pierre Plissonnier, DRH du long-courrier, pris à parti par des manifestants le 5 octobre 2015. — SOLAL

Ils étaient jugés pour violences par la cour d’appel de Paris. Quatre anciens salariés d’Air France ont été condamnés en appel à des peines de trois à quatre mois de prison avec sursis, dans l’affaire dite de la « chemise arrachée ». La Cour d’appel de Paris a également confirmé les peines d’amende de 500 euros infligées aux huit autres prévenus, qui étaient poursuivis pour des dégradations.

Trois à cinq mois de prison avec sursis avaient été requis contre ces quatre anciens salariés, jugés pour violences par la cour d’appel de Paris.

Les avocats d’Air France ont exprimé leur « satisfaction »

Ils étaient jugés dans le cadre du procès de la « chemise arrachée » dont les faits remontent à octobre 2015. Ce jour-là, une foule de manifestants avait envahi le siège de la compagnie à l’aéroport de Roissy, pour protester contre un projet de restructuration menaçant près de 3.000 emplois et certains d’entre eux avaient « arraché » la chemise du DRH de l’époque, Xavier Broseta.

A l’issue de l’audience, les avocats d’Air France ont exprimé leur « satisfaction » de voir sanctionnées, une nouvelle fois, par la justice des « violences inacceptables ». « La vérité n’a intéressé la cour à aucun moment », a regretté en revanche l’avocate des prévenus, Me Lilia Mhissen, voyant dans cet arrêt « une décision politique ».