Nice: Prison avec sursis requise contre deux praticiens après la mort d’un patient de l’hôpital Sainte-Marie

JUSTICE Ils étaient jugés mardi par la cour d’appel d’Aix-en-Provence…

C. N.
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Illustration d'un hôpital.
Illustration d'un hôpital. — Pixabay

Deux praticiens de l’hôpital Sainte-Marie à Nice, jugés mardi dernier pour homicide involontaire par la cour d’appel d’Aix-en-Provence, se sont vus requérir en appel deux ans et six mois de prison avec sursis et mise à l’épreuve, rapporte Nice-Matin.

Ils devaient répondre de la mort d’un Niçois de 21 ans, Olivier Gandolfo. Victime d’un arrêt cardiaque à la suite d’une occlusion intestinale le 28 novembre 2013, Olivier Gandolfo n’avait pu être réanimé par les deux médecins de garde, l’un âgé de 58 ans, l’autre alors jeune interne en médecine, de l’hôpital Sainte-Marie de Nice où il était soigné.

Arrêt rendu le 25 juin

La justice considère que les deux prévenus ont mal jugé l’état de santé du jeune Niçois le soir du drame, ainsi que tardé à réagir au moment de son malaise cardiaque, se satisfaisant d’une tentative de réanimation « sommaire et sans conviction », rappelle le quotidien local.

Une peine alourdie suite au premier procès devant le tribunal correctionnel de Nice au terme duquel l’interne avait écopé de six mois de prison avec sursis, tandis que le médecin avait été relaxé. Le ministère public avait décidé de faire appel.

Exaspération

A la barre, le docteur de 58 ans avait décliné toute responsabilité dans ce drame, se montrant parfois imprécis, de quoi attiser les remontrances du président. « Soyez très clair, monsieur ! », lui asséna-t-il.

La famille d’Olivier Gandolfo n’a d’ailleurs pas caché, dignement, son exaspération. Comme en première instance, la défense des deux médecins a plaidé la relaxe. La cour d’Aix rendra son arrêt le 25 juin.

En attendant, le parquet a abandonné son appel à l’encontre de l’association hospitalière Sainte-Marie, déjà condamnée devant le tribunal correctionnel de Nice à une amende de 10.000 euros.