Lot: Une enquête ouverte après le décès d'un homme dont la famille a appelé plusieurs fois le 15

JUSTICE Après le décès de son mari, une habitante du Lot a porté plainte pour « non-assistance à personne en danger ». Elle estime que le Samu a tardé à intervenir malgré ses appels répétés…

B.C.

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Le Palais de justice de Cahors, dans le Lot.
Le Palais de justice de Cahors, dans le Lot. — Google street view

L’affaire Naomi, du nom de cette jeune femme décédée à Strasbourg qui n’a pas été prise au sérieux par une régulatrice du SAMU, a trouvé un écho au sein d’une famille du Lot. Le 1er avril, le mari d’Annie Orget, est décédé chez lui, à Concots après plusieurs appels au 15. Selon elle, le SAMU a tardé à intervenir.

Avec sa fille, elles ont décidé de porte plainte pour « non-assistance à personne en danger », ce qui a conduit le procureur de la République de Cahors à ouvrir une enquête, révèle France 3 Occitanie.

Jacques Orget, 70 ans, était sous assistance respiratoire et souffrait d’emphysème. Le 30 mars il ne s’est pas senti bien.

Régulation des médecins libéraux

Sa femme, après avoir constaté son taux d’oxygène dans le sang très bas, a décidé d’appeler le 15. Au bout du fil, un premier médecin lui a indiqué quoi faire et lui a assuré qu’il rappellerait dans l’heure.

Mais le coup de fil n’est pas venu. Elle a donc fini par rappeler le 15 qui lui a envoyé un médecin libéral de garde de Villefranche-de-Rouergue, à plus d’une demi-heure de Concots. A son arrivée, au vu de l’état du patient, le praticien a décidé de contacter les urgences. Deux infirmiers d’une ambulance privée ont été envoyés, mais Jacques Orget n’était pas transportable.

Finalement, plus de quatre heures après son premier appel, une équipe du Samu est arrivée. Mais il était trop tard.

De son côté, la direction du Samu du Lot a assuré à France 3 que ce ne sont pas ses services qui ont traité les appels, mais le centre de régulation des médecins libéraux du département.

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