Marseille: Un vaste réseau d’importation d’anabolisants et d’hormones de croissance pour culturistes devant la justice

MUSCLES Sept prévenus comparaissaient pour avoir importé et distribués à des culturistes des anabolisants et hormones de croissance…

M.C. avec AFP

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Illustration de poids pour culturistes. Paris.//REYNAUDTRISTAN_SPORT010318/Credit:Tristan Reynaud/SIPA/1803181115
Illustration de poids pour culturistes. Paris.//REYNAUDTRISTAN_SPORT010318/Credit:Tristan Reynaud/SIPA/1803181115 — SIPA
  • Sept prévenus comparaissaient devant le tribunal de Marseille.
  • Ils sont soupçonnés d’avoir formé un réseau d’importation d’anabolisants à destination de culturistes.
  • Des peines allant jusqu’à 18 mois ferme ont été requises.

Ils étaient sept à la barre du tribunal de Marseille ​Tous sont accusés de former un réseau d’importation et de distribution de produits anabolisants et d’hormones de croissance auprès de culturistes. Cent mille doses avaient été saisies représentant plus de 299.000 euros, a indiqué la représentante des douanes.

Des peines allant de huit mois de prison avec sursis jusqu’à dix-huit mois ferme ont été requises, mardi. L’affaire avait débuté, fin 2012, par la saisie à Roissy de colis contenant des fioles d’hormone de croissance en provenance de Chine et adressés à un consommateur de la région de Perpignan.

Un produit pour chevaux de course

L’enquête, confiée au pôle de santé publique du tribunal de Marseille, a mis au jour l’importation de produits ne bénéficiant pas d’autorisation de mise sur le marché en France, dont certains considérés comme dangereux. L’un des produits importés n’est utilisé que pour les chevaux de course, a précisé l’avocat de l’ordre national des pharmaciens qui s’est constitué partie civile.

La peine la plus lourde, trente mois de prison dont un an avec sursis, a été réclamée contre un ancien gendarme qualifié de « cerveau », en raison d’une précédente condamnation prononcée à Amiens en 2011 pour un trafic similaire.

L’un des prévenus, une ancienne gloire internationale du body-building, âgé de 54 ans, qui comparaissait pour complicité d’importation, a confessé les séquelles endurées après la prise régulière et massive de produits pendant des années. « En 2013, j’arrête tout, plus de testostérone, a-t-il expliqué. Depuis je suis creux, je n’ai plus de libido, quand je monte quatre marches, je suis épuisé. ».