VIDEO. Meurtre de Sophie Lionnet: Le procès du couple de Français accusés du meurtre de leur jeune fille touche à sa fin

PROCES Ils s'accusent en revanche mutuellement du meurtre...

20 Minutes avec AFP

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Sophie Lionnet. Credit: Photo by REX/Shutterstock
Sophie Lionnet. Credit: Photo by REX/Shutterstock — Shutterstock/SIPA

Près de deux mois après son ouverture à Londres, le procès du couple de Français accusés du meurtre de leur jeune fille au pair Sophie Lionnet va connaître son dénouement dans les prochains jours, après une dernière plaidoirie de la défense lundi. Clôturant les débats, le juge a pris la parole à la mi-journée pour présenter un récapitulatif de l'affaire aux jurés, qui devraient se retirer au plus tôt mardi pour délibérer, avant de rendre leur verdict.

Sabrina Kouider, 35 ans, et Ouissem Medouni, 40 ans, sont accusés d'avoir tué Sophie Lionnet, dont le cadavre avait été retrouvé calciné le 20 septembre 2017 dans le jardin du logement que le couple partageait dans le sud-ouest londonien.

Un complot?

Les accusés étaient persuadés que la jeune femme de 21 ans, originaire de Troyes (sud-est de Paris), avait comploté avec Mark Walton, ancien compagnon de Sabrina Kouider, pour droguer et abuser de la famille. Celui-ci, l'un des fondateurs du groupe de pop irlandais Boyzone, vit aux Etats-Unis.

Tous deux reconnaissent avoir tenté de faire disparaître le corps de la jeune femme en le brûlant, mais s'accusent en revanche mutuellement du meurtre.

Lundi matin, l'avocat de Sabrina Kouider, Icah Peart, a achevé sa plaidoirie entamée la semaine dernière en tentant de jeter le doute dans l'esprit des jurés sur la personnalité de Ouissem Medouni. «Ce n'est peut-être pas le genre d'homme à perdre son sang-froid», a-t-il dit. «Mais quand il le perd, mieux vaut ne pas se retrouver sur son chemin». «Il a tué Sophie et tente maintenant de faire porter le chapeau à Sabrina», a-t-il ajouté, tentant de présenter comme «indiscutable» le fait qu'il était, en tant qu'homme, «bien mieux équipé» que Sabrina Kouider pour infliger des blessures mortelles à la victime.

Une femme «passionnée» et «imprévisible»

Le corps de cette dernière présentait de multiples fractures au sternum, aux côtes et à la mâchoire, mais en raison des brûlures la cause exacte de la mort n'a pas pu être déterminée. Sabrina Kouider est a contrario, selon l'avocat, une femme certes «passionnée» et «imprévisible» mais «elle n'est en rien une tueuse calculatrice de sang-froid».

Selon l'accusation, tous deux ont agi «ensemble» pour torturer et tuer la jeune fille au pair. Leur procès avait débuté le 19 mars devant la Cour criminelle de l'Old Bailey.