Hautes-Pyrénées: Accro aux psychotropes, l’infirmière avait falsifié près de 200 ordonnances

DEPENDANCE Une infirmière de Lannemezan a été condamnée à un an de prison avec sursis en fin de semaine dernière pour avoir falsifié près de 200 ordonnances pour satisfaire son addiction…

B.C.

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Une carte Vitale et une ordonnance chez un médecin. Illustration.
Une carte Vitale et une ordonnance chez un médecin. Illustration. — DURAND FLORENCE/SIPA

Antidépresseurs, anxiolytiques, somnifères… L’infirmière était devenue accro aux psychotropes. Pour obtenir des médicaments, cette employée de l’hôpital de Lannemezan a falsifié 195 ordonnances entre 2015 et 2017 et volé les cartes Vitale de patients, rapporte La nouvelle République des Pyrénées.

Cette mère de famille a été jugée en fin de semaine dernière par le tribunal correctionnel de Tarbes qui l’a condamnée à un an de prison avec sursis, une mise à l’épreuve de deux ans, une obligation de soins et une interdiction d’exercer.

L’accusée, qui n’était pas présente à l’audience selon le quotidien, serait tombée dans l’engrenage de la dépendance après les décès de son père et son frère, a plaidé son avocat à la barre.

Démasquée par une pharmacienne

C’est une pharmacienne​ qui l’a démasquée. L’infirmière de 47 ans avait envoyé son fils chercher des médicaments avec une ordonnance falsifiée.

La pharmacienne n’ayant pas reconnu l’écriture du médecin à l’origine de la prescription a tenté de le joindre pour vérifier s’il en était bien l’auteur. Or, il se trouvait en congés à cette période-là.

L’enquête est partie de là et a permis de confondre l’infirmière.