Meurtre de Sophie Toscan du Plantier: Le renvoi aux assises de Ian Bailey validé par la Cour de cassation

MEURTRE Le Britannique Ian Bailey, un journaliste de 60 ans, a toujours contesté être l'auteur du crime... 

20 Minutes avec AFP

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La maison de Sophie Toscan du Plantier dans le sud de l'Irlande, le 24 décembre 1996.
La maison de Sophie Toscan du Plantier dans le sud de l'Irlande, le 24 décembre 1996. — PIG / FILES / AFP

Un procès aura bien lieu à Paris, vingt-deux ans après la mort de Sophie Toscan du Plantier en Irlande. La Cour de cassation a validé mercredi le renvoi aux assises du meurtrier présumé, le Britannique Ian Bailey, que Dublin a jusqu’ici refusé d’extrader. Le journaliste de 60 ans est le principal suspect du meurtre de l’épouse de l’ancien patron de Gaumont, Daniel Toscan du Plantier.

Ian Bailey a toujours nié être l’auteur du crime et avait contesté une première fois ce renvoi devant la cour d’appel, confirmé le 1er février, puis devant la Cour de cassation. La plus haute juridiction judiciaire a rejeté ce pourvoi mercredi.

Le faisceau d’indices entourant Ian Bailey constitue des charges suffisantes

Cette décision implique la tenue d’un procès criminel à Paris. « Bien qu’aucune preuve matérielle ne puisse être avancée (…), le faisceau d’indices entourant Ian Bailey constitue des charges suffisantes », avait estimé le parquet général de la cour d’appel dans ses réquisitions de mai 2017.

Le futur procès pourrait toutefois se tenir en l’absence de l’accusé. Jusqu’ici, la justice irlandaise a toujours refusé d’exécuter les deux mandats d’arrêt délivrés par les autorités françaises à l’encontre de Ian Bailey en 2010 et 2016, invoquant l’absence de réciprocité entre les deux pays en matière d’extradition.

Frappée à la tête à coups de parpaing

Sophie Toscan du Plantier avait été retrouvée morte au matin du 23 décembre 1996 en contrebas de sa maison isolée de Schull, un village de la côte sud-ouest de l’Irlande où elle était venue passer quelques jours avant Noël. La jeune femme de 39 ans avait été frappée à la tête à coups de parpaing.

Ian Bailey, journaliste pigiste résidant à quelques kilomètres de là, avait rapidement fait figure de suspect. Interpellé à plusieurs reprises par la police irlandaise, il n’a toutefois jamais été inculpé dans ce pays.

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