Accident de train mortel en Bretagne: La décision du tribunal très attendue ce lundi

JUSTICE Le tribunal correctionnel de Rennes doit se prononcer sur la culpabilité du chauffeur et de la SNCF...

C.A. avec AFP

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La collision entre un TER et un camion avait fait trois morts et 61 blessés le 12 octobre 2011 à Saint-Médard-sur-Ille près de Rennes.
La collision entre un TER et un camion avait fait trois morts et 61 blessés le 12 octobre 2011 à Saint-Médard-sur-Ille près de Rennes. — J. Gicquel / 20 Minutes
  • La SNCF était jugée pour homicide involontaire après un accident survenu en 2011 à Saint-Médard-sur-Ille, au nord de Rennes.
  • Trois personnes avaient été tuées et une soixantaine avaient été blessées dans la collision entre un TER et un poids lourd.
  • La procureure a requis cinq ans de prison à l’encontre du chauffeur, mais rien contre la SNCF.
  • Une association est convaincue de la responsabilité de la SNCF et aurait aimé une reconstitution.

Sept ans après la catastrophe, toutes les familles de victimes attendent que justice soit faite. Ce lundi, le tribunal correctionnel de Rennes doit se prononcer sur la culpabilité d'un chauffeur de poids-lourd et de la SNCF, jugés pour l'accident mortel survenu à Saint-Médard-sur-Ille (Ille-et-Vilaine) en octobre 2011. Trois personnes étaient décédées et des dizaines avaient été blessées dans la collision entre un TER et un camion arrêté au milieu des voies. 

Ce jour d'octobre, le chauffeur de poids lourd s'était retrouvé coincé au milieu des voies de chemin de fer. Son camion avait été percuté par un TER circulant vers Saint-Malo. La procureure a requis cinq ans de prison, dont 18 mois ferme, à l’encontre du chauffeur de 41 ans. Mais elle n’a rien requis à l’encontre de la SNCF, jugée pour homicide involontaire.

Une faute « minime » pour la SNCF

L’association regroupant des victimes et leurs familles s’était étonnée que « les juges d’instruction n’ont pas demandé de reconstitution de l’accident, contrairement aux drames d’Allinges et de Millas ». Solidarité Saint-Médard PN11 « reste persuadée que la configuration et l’encombrement de la chaussée étroite ont contribué à l’hésitation du chauffeur du poids lourd dans ses manœuvres ».

La procureure adjointe Delphine Dewailly avait estimé qu’il pouvait être envisagé une condamnation à l’encontre de la SNCF, mais pour une « faute minime » par rapport à la « faute écrasante » du chauffeur. Le tribunal rendra sa décision ce lundi 2 juillet.

Depuis l’accident, le passage à niveau a été élargi et une maison abattue pour améliorer la visibilité. Un viaduc permettra en 2020 d’enjamber les voies ferrées.