Policière noyée dans la Seine: Un syndicat dénonce des dysfonctionnements

ENQUETE Le syndicat policier Unsa, dont la jeune policière était adhérente, dénonce une série de dysfonctionnement le jour de l'exercice mortel...

C.Po.

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La brigade fluviale de la préfecture de police de Paris. (Illustration)
La brigade fluviale de la préfecture de police de Paris. (Illustration) — TRISTAN REYNAUD/SIPA

Le décès d'une toute jeune recrue de la brigade fluviale de la police parisienne, le 5 janvier dernier, aurait-il pu être évité? La jeune femme a disparu au cours d'un exercice dans la Seine, alors en crue. Malgré d'intenses recherches avec le concours des pompiers de Paris, le corps de cette jeune Niçoise de 27 ans n'a jamais été retrouvé. Selon le Canard Enchaîné, son décès pourrait avoir été causé par une série de dysfonctionnements.

« Mépris du protocole »

« La ligne de vie de la plongeuse a été lâchée au mépris du protocole, qui veut qu’auparavant, elle se soit délestée de sa bouteille d’air, de sa ceinture de plomb et ait gonflé son gilet, pour pouvoir se laisser dériver. Amandine a été livrée à la Seine avec un équipement d’une quarantaine de kilos, et elle n’est pas parvenue à gonfler son gilet. Amandine a coulé à pic », confirme au Parisien, Nicolas Pucheu, secrétaire départemental adjoint de l’Unsa. 

« Quant à son collègue, resté dans l’embarcation, et censé lui porter secours, il n’était pas équipé de sa bouteille d’air : lorsqu’il a plongé pour lui venir en aide, il s’est trouvé en difficulté, dans des eaux démontées et des conditions exécrables. Il a dû regagner le bateau… », ajoute-t-il. Selon le quotidien, l’Unsa met également en cause la préfecture de police, qui aurait refusé le soutien proposé par l’unité d’élite du Raid pour tenter de localiser le corps d’Amandine. « Question de susceptibilité », suppose le syndicat. 

Le parquet de Paris a ouvert au mois de février une enquête pour homicide involontaire et la famille de la jeune fille a déposé une plainte avec constitution de partie civile.