VIDEO. Violences urbaines à Toulouse: Treize personnes jugées en comparution immédiate, deux peines de prison ferme

FAITS DIVERS Le Grand-Mirail a été depuis dimanche le théâtre de violences et d’échauffourées après la mort controversée d’un détenu originaire du quartier…

H. B. avec AFP

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Illustration justice
Illustration justice — Jean-Marc Quinet/ISOPIX/SIPA

Ils étaient jugés en comparution immédiate. Deux hommes ont été condamnés vendredi à Toulouse à des peines de six mois de prison ferme, mais sans maintien en détention, pour avoir été impliqués dans les violences urbaines qui ont touché le quartier du Grand-Mirail ces derniers jours.

Un troisième, poursuivi pour la détention d’un appareil à laser, a été condamné à trois mois de prison avec sursis, 210 heures de travaux d’intérêt général, ainsi qu’à un stage de citoyenneté.

Interpellés pour un jet de « pétard » et pour avoir lancé des galets

L’un des deux hommes condamnés à une peine de six mois de prison ferme, sans maintien en détention, âgé de 18 ans, était poursuivi pour violence sur personnes dépositaires de l’autorité publique. Après l’avoir nié pendant sa garde à vue, il a reconnu à l’audience avoir jeté « un seul pétard » sur un véhicule de police.

Le second, âgé de 19 ans, « poursuivi pour avoir participé aux violences » sur des policiers pris à partie par une quarantaine d’individus, avait été interpellé avec « trois galets dans ses poches ». Le jeune homme a nié avoir lancé des pierres sur les policiers, assurant avoir ramassé des galets « au cas où il se ferait agresser » par les personnes participant aux émeutes.

13 personnes étaient jugées en comparution immédiate

Au total, 13 personnes devaient être jugées en comparution immédiate vendredi devant le tribunal correctionnel de Toulouse. Sept prévenus, dont quatre poursuivis notamment pour violences commises en réunion, ont demandé le report de l’examen de leur dossier. Les audiences ont été fixées au mois de mai.

Depuis dimanche, le quartier du Grand-Mirail a été le théâtre de violences et d’échauffourées après la mort controversée d’un détenu originaire du quartier et le contrôle tendu d’une femme vêtue d’une burqa.