Lyon: Le président du Bastion Social placé sous contrôle judiciaire après une violente bagarre

EXTRÊME-DROITE Des identitaires et des militants anti-fascites s'étaient affrontés mercredi soir à Lyon à coups de barres de fer et des gaz lacrymogène...

C.G.

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Une voiture de police. (Illustration)
Une voiture de police. (Illustration) — Frederic Scheiber/20 Minutes
  • Steven Bissuel, le président du Bastion social, groupuscule d’extrême droite, a été placé sous contrôle judiciaire.
  • Lui et huit autres personnes ont été interpellées à la suite d’une violente bagarre.
  • Des identitaires et des militants anti-fascistes s’étaient affrontés mercredi soir à Lyon à coups de barres de fer et des gaz lacrymogène…

Les témoins de la scène avaient décrit des affrontements d’une grande violence. Une rixe à coups de barres de fer, de jets de morceaux de palettes et de gaz lacrymogène. Six personnes ont été placées sous contrôle judiciaire samedi devant le parquet après une bagarre ayant éclaté mercredi soir dans le 9ème arrondissement de Lyon entre des militants d’un groupuscule d’extrême droite et des antifascistes, parmi lesquelles Steven Bissuel.

Il s’agit du président du Bastion social, un mouvement qui s'inspire du parti politique néofasciste italien CasaPound fondé il y a un an par des membres du Groupe Union Défense (GUD), syndicat étudiant d’extrême droite.

« No racism, no sexism, no fascism »

Âgé de 24 ans, Steven Bissuel a été déféré vendredi à Lyon avec huit autres identitaires et un « antifa ». Les neuf hommes avaient été interpellés après une bagarre en marge d’un concert ayant pour mot d’ordre « no racism, no sexism, no fascism », organisé dans un bar du quai Arloing.

Sept d’entre eux, dont un mineur, ont été mis en examen pour « violences aggravées ». Six ont été placés sous contrôle judiciaire, tandis que le parquet de Lyon avait requis trois mandats de dépôt.

Interdiction d’aller dans le 5ème le soir

Steven Bissuel et quatre de ses collègues ont notamment l’interdiction de paraître dans le 5e arrondissement de Lyon entre 22h et 6h. L'« antifa » de 30 ans, soupçonné d’avoir heurté avec sa voiture deux à trois identitaires, a pour sa part l’interdiction de paraître dans les 5e et 9e arrondissements, excepté pour les besoins de son métier.

Cette rixe était intervenue deux jours après la dégradation du local lyonnais du «Bastion social», tagué et muré tôt mardi matin par des militants d’extrême gauche. Fin mars, c’était le local de l’union départementale de la Confédération nationale du travail (CNT) à Lyon qui avait été ciblé.

L’enquête a été confiée à la sûreté départementale du Rhône.