Marseille: La justice déboute un policier qui réclamait 700.000 euros à l'OM

JUSTICE Le policier réclamait 700.000 euros pour un contrat de travail qui n’avait jamais été exécuté…

A.M. avec AFP

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Des policiers stationnés devant le centre d'entrainement de l'OM.
Des policiers stationnés devant le centre d'entrainement de l'OM. — BERTRAND LANGLOIS / AFP

Le tribunal des prud’hommes de Marseille a débouté vendredi un policier qui réclamait 700.000 euros à l' Olympique de Marseille, a expliqué l’avocat du club. Il se prévalait d’un contrat de travail signé en septembre par le directeur général de l’OM, Philippe Perez, mais qui n’avait jamais été exécuté. « C’est une décision très juste », a réagi auprès de l’AFP Henri Labi, avocat de l’OM : « Cet individu qui n’a pas travaillé une seule heure pour l’OM voulait gagner 700.000 euros, il a été renvoyé dans ses buts ».

Soupçons de conflit d’intérêts

Le contrat promettait 12.000 euros de salaire sur 13 mois, un logement de fonction, et une voiture de fonction haut de gamme. Mais il pouvait éveiller des soupçons de conflit d’intérêts : le fonctionnaire avait entendu Vincent Labrune, alors président de l’OM, plusieurs mois auparavant, dans le cadre de l’enquête toujours en cours sur les transferts douteux du club. Mais le contrat avait reçu le feu vert d’une commission de déontologie de la police nationale, expliquent les avocats du policier.

De son côté, l’OM a assuré devant les prud’hommes n’avoir jamais eu réellement l’intention de recruter le policier, qui ne se serait manifesté pour demander des dommages et intérêts que plusieurs mois après, selon Me Labi. Depuis, dans le dossier des transferts douteux du club, plusieurs anciens dirigeants du club ont été mis en examen et Vincent Labrune a été placé sous le statut de témoin assisté. Le club a changé de dirigeants, et été racheté par l’Américain Frank Mc Court.