Attentat manqué à Paris: L'une des suspectes condamnée pour menaces de mort contre une gardienne de prison

PROCES En 2016, une Peugeot 607 bourrée de bonbonnes de gaz avait été découverte dans le Quartier latin, non loin de la cathédrale Notre-Dame…

20 Minutes avec AFP

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Un policier devant Notre-Dame de Paris après l'attentat déjoué de la voiture à la bonbonne de gaz.
Un policier devant Notre-Dame de Paris après l'attentat déjoué de la voiture à la bonbonne de gaz. — C. Ena / SIPA

Elle est la principale suspecte dans une tentative d’attentat avec une voiture bourrée de bonbonnes de gaz à Paris en 2016.  Amel Sakaou, 41 ans, a été condamnée ce mercredi à huit mois de prison ferme pour menaces de mort contre des gardiennes de prison.

La prévenue, qui a refusé d’être extraite de sa cellule, a été jugée par défaut par le tribunal correctionnel d’Orléans. Incarcérée au centre pénitentiaire de Saran (Loiret), elle avait été mise en examen pour association de malfaiteurs terroriste criminelle en septembre 2016.

Téléguidées par des djihadistes de Syrie

Quelques jours avant son interpellation, une Peugeot 607 bourrée de bonbonnes de gaz avait été découverte dans le Quartier latin, non loin de la cathédrale Notre-Dame. Quatre femmes, téléguidées par des djihadistes de Syrie, ont été arrêtées dans cette affaire.

Le 8 mars dernier, le juge d’instruction en charge de ce dossier a réclamé l’extraction de la suspecte afin qu’elle soit entendue. Mais Amel Sakaou a refusé de se lever de son lit. Tandis que les gardiennes de prison tentaient de la menotter, elle s’est débattue, a distribué des coups de pied et proféré des menaces de mort. « Vous allez voir, vous allez le regretter, quand vous aurez des trous dans la peau. Allah est de mon côté ! », a-t-elle notamment lancé.

En novembre dernier, la détenue avait déjà écopé d’une peine de trois mois de prison ferme, prononcée par un juge d’Orléans dans le cadre d’une procédure de plaider-coupable à cause d’un téléphone portable retrouvé dans sa cellule.