Corse: Trois mises en examen après l’agression de gendarmes à Ajaccio

JUSTICE Ils ont été mis en examen pour violence en réunion après l’agression de trois gendarmes hors service à Ajaccio…

Adrien Max
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Illustration. — Mychèle Daniau AFP/Archives
  • Trois personnes ont été mises en examen pour violences en réunion après l’agression de gendarmes hors service dans la nuit de jeudi à vendredi à Ajaccio (Corse).
  • L’un des gendarmes a reçu une ITT de 15 jours, un autre de 5 jours.

Trois nouvelles personnes ont été mises en examen lundi pour violences en réunion après l’agression de trois gendarmes hors service dans la nuit de jeudi à vendredi à Ajaccio, en Corse, a annoncé Eric Bouillard, le procureur de la République. Un premier homme avait été mis en examen samedi avant d’être incarcéré, les trois autres sont libres sous contrôle judiciaire.

Ils sont poursuivis pour violences en réunion ayant entraîné une incapacité temporaire de travail (ITT) de plus de huit jours mais aussi pour violences en raison de la qualité de gendarmes des victimes, connue des agresseurs, et violences en raison de leur origine nationale - les gendarmes ayant été traités de « Gaulois » par leurs agresseurs -, a précisé à l’AFP Eric Bouillard.

Des vidéos à exploiter

Selon leur déposition, les gendarmes buvaient un verre dans une brasserie du centre d’Ajaccio quand ils se seraient adressés au groupe de la table voisine, ce qui n’aurait pas plu. Pris pour « des flics », ils auraient précisé être gendarmes avant de quitter les lieux et d'« être suivis » par un groupe qui les aurait ensuite agressés.


Les trois hommes mis en examen lundi se sont spontanément présentés au commissariat en assurant que les gendarmes attendaient leur groupe de 8 à 10 personnes à la sortie du bar et cherchaient la bagarre, a poursuivi le procureur. L’enquête se poursuit avec notamment des éléments vidéos à exploiter.

Deux des trois gendarmes, venus d’Amiens et hors service au moment des faits, avaient été hospitalisés à l’issue de l’agression, qui a eu lieu vers 1h30 du matin vendredi. Ils ont reçu de nombreux coups au visage et à la tête ayant donné lieu, pour l’un à 15 jours d’ITT et pour un autre à 5 jours d’ITT, selon le procureur.