VIDEO. Soupçons de financement libyen: Ziad Takieddine, poursuivi en diffamation, sera jugé en septembre 2019

ENQUETE Après ses révélations en 2016 à Mediapart, il avait été attaqué en diffamation par Nicolas Sarkozy…

20 Minutes avec AFP

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Ziad Takieddine, homme d'affaires libanais, le 17 novembre 2016.
Ziad Takieddine, homme d'affaires libanais, le 17 novembre 2016. — PHILIPPE LOPEZ / AFP

Poursuivi en diffamation par Nicolas Sarkozy, l’homme d’affaires franco-libanais Ziad Takieddine devrait être jugé en septembre 2019. Il avait affirmé en 2016 dans Mediapart qu’il avait remis 5 millions d’euros d’argent libyen au camp de l’ancien chef de l’Etat.

Nicolas Sarkozy a été mis en examen notamment pour « corruption passive » la semaine dernière dans cette même affaire.

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La 17e chambre du tribunal correctionnel a fixé cette audience au 26 septembre 2019, avec prolongation possible le 27 si deux dossiers dans lesquels l’ex-ministre Claude Guéant poursuit Ziad Takieddine et Mediapart pour les mêmes révélations devaient y être joints.

Djouhri remis en liberté

Dans une vidéo publiée le 15 novembre 2016 sur le site de Mediapart, accompagnée d’un article, le sulfureux homme d’affaires, présenté comme un intermédiaire dans les relations franco-libyennes, confiait avoir transporté entre novembre 2006 et début 2007 « un total de cinq millions d’euros » dans des valises lors de trois voyages entre Tripoli et Paris.

Des fonds qu’il aurait remis deux fois à Claude Guéant, directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, mais aussi à l’ancien chef de l’État lui-même. Ces derniers avaient farouchement démenti ces allégations et annoncé des poursuites. Dans l’affaire des financements libyens de la campagne de 2007, Ziad Takieddine est mis en examen pour « complicité de corruption et de trafic d’influence actifs et passifs ».

Alexandre Djouhri, figure clef de l’enquête, a été à nouveau libéré ce jeudi sous caution, en raison de son état de santé. Il avait été libéré une première fois après le paiement d’une caution d’un million de livres. Fin février, il avait été remis en détention provisoire après qu’un second mandat d’arrêt européen a été émis par la France.