VIDEO. Disparues de Perpignan: Jacques Rançon condamné à la perpétuité, assortie de 22 ans de sûreté

PROCES Le verdict est tombé aux assises des Pyrénées-Orientales, après trois semaines de procès très éprouvantes pour les familles de victimes…

20 Minutes avec AFP

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Les preuves utilisées durant le procès de Jacques Rançon, photographiées le 5 mars 2018.
Les preuves utilisées durant le procès de Jacques Rançon, photographiées le 5 mars 2018. — RAYMOND ROIG / AFP

Le tribunal a rendu sa décision ce lundi à l’issue de trois semaines de procès aux assises des Pyrénées-Orientales. Jacques Rançon est condamné à la perpétuité assortie de 22 ans de sûreté.

L’avocat général avait réclamé le 22 mars « la peine maximale », la réclusion criminelle à perpétuité assortie de 22 ans de sûreté, à l’encontre de celui que l’on appelle le «tueur de la gare de Perpignan». Veste grise et chemise claire, Jacques Rançon n’a pas réagi au verdict prononcé après six heures de délibérations devant la cour d’Assises des Pyrénées-Orientales.

Visage impassible, le condamné est ensuite sorti du box, après avoir été reconnu coupable du viol et du meurtre de deux jeunes femmes, Moktaria Chaïb et Marie-Hélène Gonzalez, ainsi que d’une tentative de meurtre et d’une tentative de viol. A l’heure du verdict, comme pendant les trois semaines de procès, Jacques Rançon a gardé les yeux vissés au sol, réfugié derrière ses trous de mémoire, feints ou réels.

Une enquête restée 17 ans dans l’impasse

« Marie-Hélène et Moktaria n’auraient jamais dû mourir. Je suis désolé de ce que j’ai fait et je demande pardon », avait déclaré Rançon en clôture des débats, pendant les plaidoiries de ses avocats. Originaire d’un milieu miséreux de Picardie, ce cariste-magasinier de 58 ans avait commis ces faits entre 1997 et 1998.

Pendant 17 ans, l’enquête sur les « disparues de Perpignan » est restée dans l’impasse jusqu’en 2014 lorsque les progrès des analyses ADN et un nouveau logiciel de traitement du fichier des délinquants sexuels ont permis de confondre Jacques Rançon.